Une marque pour symboliser l ? art de vivre provençal

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Treize PME régionales de la gastronomie, de la viticulture ou encore du design s?unissent autour d?une marque, Cercadis Provence, qui doit assurer la promotion de la région à travers d?autres produits que les savons?

Exit les cigales et les savons à la lavande. À l'image de la Toscane qui exhibe ses atouts en Chine, les entreprises du pôle régional d'innovation et de développement économique solidaire (PRIDES) "Provence-Entreprises de l'art de vivre" s'organisent pour vanter les attraits provençaux à travers le monde.

"Aujourd'hui, l'image internationale de la région est surtout celle que donne L'Occitane en Provence", constate Jean-Jacques Bréban, le P.d-g brignolais des vins Bréban. "Il faut redonner de la valeur, une identité à la Provence", assure-t-il.

Aux côtés de 12 autres PME membres du pôle, il s'est investi dans la création d'une marque, Cercadis Provence, dont il est le président. Sous cette ombrelle, le pôle labellisera des produits de qualité, fabriqués en PACA par des entreprises au capital social régional. Et assurera en dehors de l'Europe (au Brésil et en Chine, dans un premier temps) une sorte de promotion de l'art de vivre à la provençale.

"Il ne s'agit pas d'accompagner les entreprises à l'export, mais de leur proposer une visibilité sur les marchés internationaux, sans tomber dans les clichés, en restant fidèle à l'imaginaire que suscite la Provence", tente d'expliquer Bernard Cova, professeur de marketing d'Euromed Management et membre du centre de recherche de la nouvelle marque.

Le concept n'est pas vraiment au point. Le choix d'une marque et d'un logo apparaît comme une étape importante pour les fondateurs qui concèdent toutefois que le nom s'est imposé un peu par défaut, les appellations les plus évocatrices (Provence'all, la nouvelle Provence...) étant déjà exploitées.

Un site Internet devrait être lancé prochainement. Et Cercadis devrait proposer entre 2012 et 2015 des "contextes de consommation", dont le but serait de susciter des envies de produits provençaux chez les consommateurs du bout du monde, sans pour autant leur vendre directement les produits montrés. Ces expériences éphémères pourraient être vécues dans des corners de grands hôtels, d'aéroports ou de centres commerciaux.

Les ateliers Poivre d'âne d'Aix-en-Provence, la conserverie Au bec fin de Cogolin ou la designeuse niçoise Stéphanie Marin comptent parmi les treize entreprises à l'origine du projet. Une quinzaine d'autres sociétés sont en cours d'adhésion selon les fondateurs qui à terme, espèrent réunir 350 PME autour de la marque. En fonction du chiffre d'affaires de l'adhérent, la cotisation annuelle oscille entre 200 et 400 euros.

Caroline Garcia

Photo : de gauche à droite, Michel Morin, directeur général de Cercadis, Dominique Serrell, Terresnuages management, Jean-Jacques Bréban, président de Cercadis, Bernard Cova, professeur de marketing
© CG


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