Université d'été du Medef : Valls rassure les patrons

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Pendant deux jours, les 27 et 28 août, sur le campus d?HEC, à Jouy-en-Josas, les patrons du Medef ont débattu sur le thème : "Une France qui gagne dans un monde qui bouge", dans un contexte de rentrée politiquement agitée et de morosité des affaires. "L?école de la réussite", "L?État de marche !", "La valeur du travail", "Une vision pour le futur"... sont autant de thématiques abordées et sur lesquelles nous avons fait réagir les représentants des patrons locaux dans cette news spéciale de rentrée.

Pendant deux jours, les 27 et 28 août, sur le campus d'HEC, à Jouy-en-Josas, les patrons du Medef ont débattu sur le thème : "Une France qui gagne dans un monde qui bouge", dans un contexte de rentrée politiquement agitée et de morosité des affaires. "L'école de la réussite", "L'État de marche !", "La valeur du travail", "Une vision pour le futur"... sont autant de thématiques abordées et sur lesquelles nous avons fait réagir les représentants des patrons locaux dans cette news spéciale de rentrée.

Il aura suffi de cinq petits mots, "moi, j'aime l'entreprise" pour que le Premier ministre séduise l'ensemble des patrons français. Même les représentants des Medef territoriaux, Yvon Grosso, président de l'UPE 06, Jean-Luc Chauvin, président de l'UPE 13 et Jean-Luc Monteil, président régional PACA, semblaient conquis.

Conquis. C'est le sentiment qui prévalait à l'issue du discours de Manuel Valls ce mercredi 27 août à l'Université d'été du Medef, qui se tient cette année exclusivement sur deux jours à Jouy-en-Josas sur le campus d'HEC. "Le retour de la croissance passera d'abord par le soutien aux entreprises", "Il n'y a pas d'emplois sans employeurs", ou encore "la France a besoin de nos entreprises" sans omettre un très applaudi "quand les entreprises gagnent des parts de marché, ce sont la France et les Français qui gagnent un peu plus de prospérité". Voilà un florilège des phrases "choc" prononcées par Manuel Valls. Si sa venue au grand raoût annuel de l'organisation patronale était prévue de longue date, sa concordance temporelle avec l'annonce faite mardi du nouveau gouvernement a forcément donné davantage de saveur à l'exercice. "Il s'est positionné comme un manager d'équipe", considère Jean-Luc Monteil, le président régional PACA. "Son discours n'est pas un discours de circonstance, il a dit des choses que les politiques ne disent jamais. C'est un discours d'homme d'État" s'enthousiasme Jean-Luc Chauvin, le président de l'UPE 13 alors que son homologue azuréen, Yvon Grosso, salue "un discours volontariste, d'unité et de conviction".

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Virage

"Cela faisait longtemps que nous n'avions pas entendu de telles déclarations au cours de l'Université d'été du Medef", déclarent en cœur les trois présidents patronaux. Une unanimité qui se retrouve également dans le décryptage que chacun fait des paroles prononcées par le Premier ministre. "Nous n'avons plus ce sentiment d'opposition entre le gouvernement et les entreprises. Manuel Valls affiche une volonté de sauver la France", poursuit le président de l'UPE 06 tout aussi ravi de l'arrivée au ministère de l'Économie d'Emmanuel Macron. "Enfin nous allons pouvoir parler d'économie avec un interlocuteur qui connaît l'international et les impératifs de compétitivité". Le satisfecit était tout autant de mise du côté de Jean-Luc Chauvin, satisfait de l'appel lancé à sortir des clivages. "Il va faire bouger les lignes, il vient de confirmer un cap de réforme, il sait que cela ne le rendra pas populaire, mais il assume. C'est un vrai projet de société qui a été présenté". Professionnel et non-clientéliste, tel sont les qualificatifs que Jean-Luc Monteil, le président Medef PACA, accole volontiers au discours de Manuel Valls. "Les messages ont été clairement transmis sur la responsabilité des uns et des autres (l'État et les entreprises, NDLR). Il a été ferme sur le nucléaire en affirmant haut et fort qu'elle était plus que jamais une filière d'avenir. Et cela n'est pas neutre pour un territoire comme PACA qui accueille le projet Iter" (NDLR de fusion nucléaire).

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Dire c'est bien, faire c'est mieux

Satisfecit général donc. Cependant joindre les actes à la parole est évidemment ce qui est fermement attendu par les entrepreneurs. Et sur cela aussi, Yvon Grosso, Jean-Luc Chauvin et Jean-Luc Monteil sont d'avis unanimes et disent attendre le passage à l'acte. Satisfaits mais vigilants.


Laurence Bottero

Photo : Manuel Valls a réussi sa rentrée politique avec éclat. Une occasion offerte par l'Université d'été du Medef où les patrons l'attendaient de pied ferme.
©Frédéric Pitchal

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