Vitembal sauve ses 65 emplois et son activité

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Patron et salariés de Vitembal, à Tarascon, ont fait flancher Batilease, société de crédit-bail qui leur réclamait de lourdes pénalités mettant en péril la survie de l?entreprise. Et convaincu, par la même occasion, le tribunal de commerce de Tarascon de leur permettre de sortir de la procédure de redressement judiciaire.

La pérennité de l'usine Vitembal de Tarascon, qui fabrique des conditionnements pour fruits et légumes depuis 1963, est aujourd'hui assurée. Le tribunal de commerce de la ville a rendu un jugement favorable permettant au site, qui emploie 65 personnes, de sortir d'une procédure de redressement judiciaire.

Si l'usine renoue avec les exercices positifs depuis une restructuration fin 2011 qui avait fait fondre ses effectifs de 110 à 65 salariés, sa survie était compromise par le remboursement d'une dette contractée auprès de la société de crédit-bail Batilease, filiale du crédit coopératif.

"Elle n'entendait pas être remboursée de l'emprunt et de ses arriérés, soit 300 K€, explique Jean-Marie Giordani, directeur général de Vitembal. Mais selon l'application stricte du contrat, elle récupérait les murs de la société et nous devions nous acquitter de 4,3 M€".


Patron et salariés se sont donc mobilisés auprès des collectivités locales et des médias, et, avec l'intervention de la Médiation du crédit, ont réussi à trouver un accord avec Batilease. Un arrangement qui a sans nul doute pesé lourd dans la décision du tribunal de commerce de Tarascon. À présent, l'entreprise va devoir pérenniser ses résultats dans une conjoncture pas évidente. "Le secteur est très concurrentiel. Nous allons opter pour des partenariats voire même envisager des rapprochements avec d'autres acteurs du secteur", poursuit Jean-Marie Giordani, qui affirme que des "contacts sont en cours".

Le groupe Vitembal, qui possède également une usine avec 300 salariés à Remoulins (Gard) et deux sites de distribution en Espagne et en Allemagne, affiche un chiffre d'affaires de 95 M€ en 2011.

Pauline Pratelli-Rugiero
Photo : © Ville de Trascon

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