Yvon Grosso : "Nous allons chercher la croissance avec les dents"

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À l'Université d'été avec une délégation de 36 entrepreneurs azuréens, le président de l'UPE 06 reste convaincu que sans environnement sain, les entreprises ne peuvent pas remplir leur rôle social. L'embauche est liée à la croissance.

À l'Université d'été avec une délégation de 36 entrepreneurs azuréens, le président de l'UPE 06 reste convaincu que sans environnement sain, les entreprises ne peuvent pas remplir leur rôle social. L'embauche est liée à la croissance.


L'emploi sans croissance, est-ce une illusion ?

Le monde a changé. La croissance, nous entrepreneurs, nous allons la chercher avec les dents. La France doit faire un terreau favorable à l'entreprenariat. Et pour s'enraciner, il faut jouer collectif. L'embauche est liée à la croissance. L'embauche massive ne peut se faire que si l'entreprise se développe. Nous ne pouvons pas faire de social sans environnement sain. Il y a une nécessité de rendre les entreprises plus compétitives. De même, nous demandons à ce que la sphère publique revoit son fonctionnement de façon à devenir plus efficiente.

Les jeunes ont une bonne image de l'entreprise ?

Il n'y a jamais eu autant de jeunes qui ont envie d'entreprendre. Ils veulent s'exprimer. Ce sont des agitateurs d'idées. Ils ne vivent plus l'entreprise comme leurs parents ou grands-parents. Ils n'y font plus toute leur carrière, travaillent également différemment, depuis chez eux, parfois tard le soir. Au sein de ma propre entreprise, Agyca, la majorité des jeunes travaillent de chez eux, ils sont autonomes mais avec des indicateurs.


Comment envisagez-vous le monde économique en 2020 ?

Si on suit la prospective issue du programme France 2020, (programme lancé au cours de l'université d'été 2013 et qui vise à recueillir les propositions des patrons, salariés et étudiants afin d'imaginer le redressement du pays, NDLR) le taux de chômage est en dessous des 9 %, les marges des entreprises se situent dans la moyenne européenne, c'est-à-dire 40 % comme en Allemagne contre 29,7 % actuellement. Les charges patronales ont baissé pour se situer dans la moyenne européenne (vers 30 %) tandis que les charges salariales atteignent les 16 % au lieu de 24 % aujourd'hui.

Propos recueillis par Laurence Bottero

Photo : Yvon Grosso, président de l'UPE des Alpes-Maritimes et patron de 8 500 entreprises locales.

© Sebastien Nogier

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