Kedge/Skema : pourquoi les BS performent

Par Laurence Bottero  |   |  486  mots
Skema BS veut former les leaders du management dans l'économie de la croissance. (Crédits : DR)
Respectivement à la cinquième et à la septième place du classement des écoles de commerce post-prépa établi par Challenges en décembre dernier, Kedge BS et Skema BS montrent que leurs stratégies respectives fonctionnent.

Tout va bien au pays des écoles de commerces régionales. Autant du côté de Marseille et Toulon pour Kedge que de Sophia-Antipolis pour Skema, on ne peut que se réjouir des places occupées dans le palmarès dressé par le magazine Challenges. C'est que pour l'une comme pour l'autre il a fallu - et il faut encore - batailler pour faire sa place dans la masse des écoles de commerces tout en prenant en compte la question de la taille critique qui mène à la concentration des établissements. D'ailleurs, l'une comme l'aitre en sont le parfait exemple.

Ressemblances

Toutes deux disposent d'une présence significative à l'international, dans des pays aux performances ou promesses économiques évidentes. Chez Kedge, outre Marseille, Toulon, Bordeaux et Paris, des campus sont disposés à Shanghai et Suzhou en Chine ainsi qu'à Dakar au Sénégal. Chez Skema (7 200 étudiants, 65 M€ de budget), hormis Sophia-Antipolis, Lille et Paris, c'est à Raleigh aux Etats-Unis et à Belo Horizonte au Brésil que l'école est installée. Suite logique, elles ont bien compris également la nécessité d'intégrer l'aide à la création d'entreprise. Skema dispose de l'inKubateur à Sophia-Antipolis, de Tonic Incubation à Lille et de XJ-Skema Incubator à Suzhou. Avec sa Business Nursery, Kedge (12 000 étudiants, 200 M€ investis sur 7 ans) entend former à l'entreprenariat innovant. Depuis 2012, 30 projets sont incubés chaque année, 14 l'ont été en 2014 année où 7 start-ups ont vu le jour.

Spécificités

Mais pour sortir du lot et créer l'envie chez le futur étudiant il faut aussi se montrer... innovant. Chez Skema on a pour ambition de devenir une école globale, formant les leaders du management dans l'économie de la croissance. Ainsi, outre les cycles Conférences et Innovation régulièrement organisées, en octobre dernier l'école signait un partenariat avec la parisienne Spallian, spécialiste du traitement des données parce que, expliquait l'école, le big data est "aujourd'hui plus que jamais un enjeu pour les entreprises". Mais c'est aussi vers le sport que l'école porte son regard. Elle signera jeudi 14 janvier prochain une convention avec la Direction régionale de la jeunesse, du sport et de la cohésion sociale, visant à aider les jeunes sportifs dans leur formation supérieure, personnalisant pour cela les cursus qu'ils empruntent.

Développer l'innovation c'est aussi le credo de Kedge qui veut être reconnu comme centre de recherche sur des sujets tels quel la santé et le bien-être, le sport et l'entertainment, le management des arts de la culture ou encore le management de la filière vins et spiritueux. Ainsi en octobre dernier, le gouvernement canadien missionnait l'Université de British Columbia et Kedge pour développer la compétitivité de la filière vitivinicole du pays, allouant pour cela un budget d'un million d'euros. Un exemple édifiant que se différencier sur un sujet ou une niche est un maillon essentiel de la performance.