Le destin contrarié de la Métropole Aix-Marseille

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La Métropole Aix-Marseille, tout juste créée, connaît déjà des difficultés.
La Métropole Aix-Marseille, tout juste créée, connaît déjà des difficultés.
L'annulation de l'élection de Jean-Claude Gaudin à sa tête est un rebondissement de plus dans le feuilleton de la création de la Métropole. L'accouchement est douloureux et c'est désormais le conseil constitutionnel qui tient son avenir entre ses mains.

Une petite semaine, sept jours exactement, après sa naissance officielle, voilà la Métropole Aix-Marseille à nouveau au cœur des querelles. Non pas que les dissensions aient fait une pause, mais la trêve des confiseurs et surtout l'attente de la décision du tribunal administratif de Marseille, saisi par plusieurs maires toujours vent debout contre l'élection du sénateur-maire de la Cité phocéenne le 9 novembre dernier, avait donné l'impression d'une suspension des hostilités. Une impression seulement.

Ping-pong juridique

La décision du tribunal administratif rendue ce 7 janvier va dans le sens des opposants à l'existence de la Métropole. Sans revenir sur l'imbroglio juridique, vrai échange de ping-pong entre les "pour" et les "contre", chacun y allant de son argument, il dit bien que l'élection du président le 9 novembre dernier - qui s'est déroulée dans une ambiance que Pagnol lui-même n'aurait pas renié - n'aurait pas du avoir lieu. Or pour les défenseurs de la Métropole, c'est la loi qui prévaut et l'annulation le 6 novembre dernier des deux arrêtes préfectoraux fixant le nombre et la répartition des sièges et la composition du conseil métropolitain ne remettaient pas en cause le déroulé de la mise en place de la Métropole et donc l'élection du président programmée le 9 novembre.

Suspens

Car la vraie pierre d'achoppement est là : c'est le nombre de répartition des sièges qui fait pousser des cries d'orfraie à certains maires, Maryse Joissains, la présidente de la communauté du pays d'Aix et maire d'Aix-en-Provence en tête. Jean-Claude Gaudin avait en effet fait écrire dans la loi un amendement qui offrait une représentativité de toutes les communes, même et surtout les plus modestes en taille. Mais ce sont désormais les communes de taille moyenne qui s'estiment sous-représentés. Le destin de la Métropole est désormais dans les mains du Conseil constitutionnel qui doit répondre à la question de constitutionnalité sur cette répartition probablement d'ici la fin février. En attendant, Jean-Claude Gaudin a fait appel de la décision rendue par le tribunal administratif. Appel suspensif bien sûr. Le feuilleton continue et attend son prochain épisode. Sera-t-il un happy end ou pas ?

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