Anita Mazor : "Nous sommes une porte d'entrée sur le marché israélien"

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La Start-up Nation est un interlocuteur incontournable en matière d'innovation.
La Start-up Nation est un interlocuteur incontournable en matière d'innovation. (Crédits : DR)
Regardée avec les yeux de Chimène par les entrepreneurs français, la Start-up Nation se veut ouverte au partage notamment en matière d'innovation, confirme le Consul général, basé à Marseille.

Vous êtes arrivée en juin dernier et avez retrouvé un consulat bien plus engagé en matière économique que lors de votre premier poste en tant que vice-consul à la fin des années 90.

En effet, le Consulat d'Israël, qui est basé à Marseille mais couvre une large région sud, de Bordeaux à Nice, a ouvert un service Economie en 2005. La volonté était de véritablement positionner le consulat dans ce domaine et nous avons alors démarré le rapprochements avec les acteurs économiques. Notre rôle est de repérer ceux - Chambres de commerce et d'industrie, entrepreneurs... - qui sont intéressés par ce qu'Israël a à offrir.

Quelles sont justement les thématiques principales développées en Israël ?

Les nanotechnologies, la cyber sécurité civile et militaire et les biotechs sont les facettes de cette Start-Up Nation qui peut intéresser les acteurs économiques locaux. Il y a une grande curiosité pour ce qui se passe en Israël. C'est un pays qui bouillonne et où tout va très vite. Par décision d'État il a été décidé de centrer la recherche sur la cyber sécurité. Beer-Sheva, jusqu'alors posée dans le désert, en est devenue la capitale. Les entrepreneurs sont incités à aller s'y installer. L'université est aussi présente. Deux bases militaires travaillent sur le sujet, la proximité avec les entreprises permet de créer un écosystème favorable, une prise en direct avec l'innovation.

Comment souhaitez-vous orienter vos actions ?

J'aimerais que nous nous tournions davantage vers les pays de la Méditerranée. Ce sont nos voisins, c'est notre région. Nous avons avec la France des compétences communes. Le savoir-faire israélien est technologique, mais la France a les liens avec ces pays-là.

Comment les entreprises israéliennes regardent-elles la France ?

Certains gros acteurs ont choisi de s'y implanter comme Netafim, le leader mondial du goutte à goutte, qui a installé une plateforme à Gardanne, près de Marseille. Ou Haifa Chemical à Lunel en Languedoc-Roussillon.

Une fois que nous avons facilité les mises en contact, nous nous effaçons. Nous ne sommes que des initiateurs, nous ouvrons des portes qui étaient parfois fermées. Le Consulat devient un interlocuteur de plus en plus naturel. Mais nous ne nous plaçons pas en concurrence des autres interlocuteurs qui existent en matière de prospection. Nous sommes simplement complémentaires.

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