F1 au Castellet : une bonne opération économique ?

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Après le Bol d'Or - ici l'édition 2016 - le Castellet retrouvera la Formule 1 en 2018.
Après le Bol d'Or - ici l'édition 2016 - le Castellet retrouvera la Formule 1 en 2018. (Crédits : Morgan Mathurin)
Officiellement confirmé par le président de la Région, le retour du Grand Prix de Formule 1 sur le circuit du Castellet ne devrait pas être sans conséquences. Surtout du côté des entreprises.

La nouvelle a eu son petit effet. Le retour du Grand Prix sur le circuit du Castellet, vœu longtemps pieux, est désormais une réalité, confirmée officiellement par Christian Estrosi ce lundi et programmée au calendrier de 2018. Une bonne nouvelle qui devrait booster l'économie.

Addition

C'est déjà un élément qu'avance Christian Estrosi lui-même, estimant que les "retombées économiques totales sont évaluées à 65 M€ par Grand Prix pour la région". Soit une bonne opération si l'on considère, toujours selon le business plan régional que "la tenue du Grand prix représente un budget annuel de 30 M€ composé de 16 M€ de recettes directes et 14 M€ de subventions".

A cela s'ajoute les retombées en terme d'image, jamais inutiles pour ce qui relève du tourisme notamment.

Renforcer l'écosystème

Mais surtout le circuit du Castellet n'est pas hors sol. Il "vit" dans un écosystème qui devrait permettre à cette partie du département du Var d'encore renforcer son attractivité. Car le Castellet est installé à côté du Plateau de Signes. Un Plateau né en 1987 avec un positionnement déjà axé sur le numérique et la mobilité durable, mais aussi sur l'environnement, la santé et la biotechnologie et l'agroalimentaire. Etalé sur 240 hectares, dont 105 sont commercialisées à ce jour, il devrait à terme atteindre les 350 hectares ce qui en ferait le plus grand parc d'activités de Provence Méditerranée.

Evidemment, on imagine que la venue du Grand Prix devrait non seulement avoir un effet accélérateur sur le développement des entreprises déjà installées, mais que cela devrait également donner envie à de nouvelles de venir y poser leurs technologies et leurs compétences. De quoi renforcer aussi certaines pépites installées à Rousset ou à Sophia-Antipolis et dont les produits et services adressent le marché de la mobilité ou de la mécanique.

Plan formation

Et puis il y a le volet formation et sur ce point, la Région a déjà précisé qu'elle fédérerait les centres dédiés tels que l'Institut de formation automobile des Alpes-Maritimes ou le CFA Automobile Formation 13 et que cela allait également concerner les formations design.

Un sacré Bol

Le retour du Bol d'Or en 2015 - ce qui était déjà une bonne nouvelle - avait été l'un des succès de Stéphane Clair, le directeur général du circuit. Finalement, cela lui a servi d'une sorte de "révision". Ainsi le plan de circulation mis en place lors de l'épreuve a semble-t-il permis de constater que les difficultés d'accès n'étaient pas réelles. Un point important, voire essentiel, qui a pesé dans la balance. Quant à l'hébergement, cela devrait redonner confiance aux hôteliers touchés par un tourisme moins dynamique du fait des tragiques événements des derniers mois. "La capacité d'hébergement est de 35 000 lits à moins de 50 km, dont plus de 9 500 en hôtels 4 et 5 étoiles, portée à 139 000 lits dans un rayon de 100 km ; trois aéroports internationaux dont Marseille-Provence à moins de 45 minutes en voiture ; trois gares TGV à moins d'une heure de route et trois accès autoroutiers distincts, dont le plus proche à seulement 15 km", précise Stéphane Clair.

Le prochain GP au Castellet se déroulera donc en 2018. 66 000 spectateurs sont attendus dont 1/3 venant de l'étranger. C'est d'ailleurs cette frange étrangère qui a la faveur des cibles de communication. Au total, 500 emplois seront créés ou conservés. Le compte semble bon...

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