Kedge BS joue la carte des beaux-arts en Chine

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(Crédits : DR)
Le nouvel institut franco-chinois inauguré début décembre à Shanghai formera dès septembre 2017 les managers de demain, spécialisés dans les arts et le design. Encore une carte de visite prestigieuse pour la business school française.

L'institut franco-chinois en management des arts et du design, porté par l'Académie Centrale des Beaux-Arts de Chine (Cafa) côté chinois et un consortium composé de Kedge Business School, de l'université Paris-Sorbonne et de l'Ecole nationale supérieure des Arts Décoratifs côté français, devrait ouvrir ses portes à la rentrée 2017. Plus précisément, le campus de l'IFC Management des Arts et du Design, comptant déjà 25 000 m² bâtis sur une superficie totale de 35 000 m2,  accueillera in fine 1 200 étudiants. Montant de l'investissement : 23 M€, entièrement financé par le gouvernement populaire du nouveau district de Pudong. Car si  Cafa est initialement basée à Pékin, c'est bel et bien au sein du quartier des affaires de la ville de Shanghai qu'elle a choisi d'implanter ce nouvel établissement. On en comprend aisément la raison... les industries créatives sont en effet identifiées par les autorités chinoises comme l'une des figures de proue économiques sur lesquelles elles portent leur espérance. Mode, arts visuels et autre design  font ainsi partie des secteurs que l'empire du milieu entend développer, ce justement à Shanghai, territoire au cœur de l'économie créative.

Première mondiale

Et pour que celle-ci s'épanouisse, il faut bien évidemment des tuteurs. Traduisez futurs cadres... Ce qu'explique le professeur Ding Yu, doyen de l'institut de l'éducation et de l'administration des arts et futur directeur de la partie chinoise de Cafa, avançant "le besoin de former de nombreux managers" susceptibles de s'illustrer dans ces secteurs émergents. Les futurs diplômés du nouvel IFC "sont ainsi assurés de trouver un travail", précise-t-il. Dispensant en 5 ans un enseignement en Chine et en France pour des frais d'inscription de 10 000 euros annuels, ce cursus sera le premier à combiner l'art et le management avec à la clé un double diplôme chinois et français de niveau bachelor et master, "une première mondiale", avance-t-on chez Kedge BS. Laquelle a convaincu par ailleurs nombre d'institutions d'intervenir lors d'ateliers pratiques, parmi lesquels HEC Montréal et le Musée d'Orsay. "Nous comptons une cinquantaine de personnalités qui, en sus de nos partenaires, ont donné leur accord pour venir de façon ponctuelle", annonce Thomas Froehlicher, directeur général de Kedge BS.

L'attrait de l'expertise française

Et il faut dire que l'école de commerce, implantée à Marseille, Bordeaux, Paris et Toulon a de quoi pavoiser. C'est elle en effet que Cafa est venue chercher, plus qu'une grande école américaine. Plusieurs raisons à cela... "Avec la France, nous avons en commun une longue histoire traditionnelle et culturelle. Mais aussi, des systèmes similaires, basés sur le public", analyse le professeur Ding Yu. Outre cela, Kedge disposait d'atouts de choix, parmi lesquels "un réseau, un centre d'expertise dans les industries culturelles et créatives", avance Thomas Froehlicher. Sans oublier son expérience éprouvée dans la création et la gestion d'un IFC, puisque l'école de commerce, aux côtés de l'université Renmin de Chine et des universités Paul Valéry et Paris Sorbonne, était déjà à l'origine de l'IFC formant depuis 2012 à Suzhou 1200 étudiants à la finance, l'économie, la gestion, les langues étrangères appliquées et les humanités. Dès les prémices du projet, "nous leur avons présenté Jean-François Vergnaud, qui dirige l'IFC Renmin, et fait visiter cet institut", poursuit le directeur général. Une expertise reconnue qui a conduit Kedge BS à s'imposer comme un partenaire de choix dans ce projet stratégique.

Ne reste donc qu'à accueillir les premiers étudiants à la rentrée prochaine... Ils devraient être 80 à intégrer en septembre 2017 le nouvel établissement de Shanghai, 160 la deuxième année. "C'est ce qu'il faut pour atteindre le seuil de rentabilité. Nous visons l'équilibre dès la troisième année d'exercice", appuie Guy Marcillat, vice-président développement international et stratégie de Kedge BS.

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