Aéroport de Nice : ce que signifie l'élection d'Estrosi au comité de développement territorial

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(Crédits : DR)
En prenant la présidence de ce comité qui a pour but de lier les acteurs publics avec les axes de développement économique, le président de la Région et de la Métropole Nice Côte d'Azur obtient ce qu'il voulait : garder un œil sur les stratégies adoptées.

Si l'annonce du choix du consortium Azzurra faite en juillet dernier avait semble-t-il contenté les acteurs locaux - très attentifs à qui s'emparerait des parts de l'Etat dans le capital de la société gestionnaire des Aéroports de la Côte d'Azur - l'élection de Christian Estrosi à la présidence du comité de développement territorial nouvellement créé - qui plus est à l'unanimité - semble montrer que l'histoire d'amour entre les parties continue sous de bons auspices.

Outil de séduction

C'est que Christian Estrosi a toujours clamé haut et fort qu'il veillerait à ce que le potentiel de l'Aéroport de Nice ne soit en rien ni spolié, ni amoindri. Cela lui avait valu quelques passes d'armes avec le ministre de l'économie de l'époque, Emmanuel Macron.

Car la plateforme niçoise est un outil essentiel dans l'attractivité du territoire et dans le choix des entreprises exogènes de venir s'installer en Côte d'Azur. De fait, avec 12,4 millions de passagers, elle continue de se positionner à la seconde place des aéroports nationaux. Et c'est précisément à cela que les acteurs locaux veulent être attentifs.

Accompagner le développement

Continuer à peser sur les orientations prises par la nouvelle gouvernance est même indispensable au moment où la Région s'évertue à créer des filières structurées - les fameuses Opérations d'intérêt régional (OIR) - et que les aéroports de la Côte d'Azur qui comprennent certes la plateforme niçoise mais aussi celle de Cannes-Mandelieu orientée aviation privée et celle du Golfe de Saint-Tropez, jouent un rôle pivot dans cette organisation.

Un milliard d'investissement

Azzurra, le consortium réunissant Atlantia, EDF et Aeroporti di Roma, avait annoncé en juillet dernier prévoir un plan d'investissement de 635 M€ sur les 15 premières années de l'exploitation, soit 1,483 milliard d'euros sur la durée totale de la concession c'est-à-dire jusqu'en 2024. Les ambitions en terme de trafic passager ont été également affichées, l'objectif étant de faire grimper celui-ci à 20 millions d'ici 2032. Des promesses qui ne pouvaient que combler les acteurs publics locaux et les entrepreneurs avec eux. Seul David Lisnard, le maire de Cannes, précisait qu'il allait falloir "être vigilant quant à la concrétisation des engagements pris et mesurer continuellement, la réalisation de ces derniers". On dira que même si l'élection de Christian Estrosi à la présidence de ce comité de développement territorial est logique au vu de ses casquettes actuelles, elle peut aussi être perçue comme le signe d'un dialogue ouvert. Le comité, créé du fait du changement d'actionnariat, prévoit de se pencher sur les actions à mettre en place en matière de tourisme, de smart city, de transports ou d'événementiel. Bref, tout ce qui fait la substantifique moelle de la Côte d'Azur. Les bons sentiments réciproques continueront-ils de se développer ? L'histoire d'amour sera-t-elle au long cours ? Les intérêts sont communs. Il faut espérer qu'ils seront toujours convergents.

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