Comment Eurobiomed veut rester en pôle position

 |   |  587  mots
(Crédits : Backbuilder)
Basé à Marseille mais englobant un territoire allant de Montpellier à Nice, le pôle de compétitivité dédié à la santé intensifie son expertise auprès des entreprises du secteur. Car c'est tout l'écosystème – et pas que les startup – qui doit en profiter.

Comme tous ses "homologues", Eurobiomed est né il y a dix ans. Et comme les autres pôles, celui dédié à la santé s'est forcément adapté à l'évolution des besoins des entreprises et à celle du marché. Une nécessité pour rester la valeur ajoutée originelle. "Nous avons toujours une vocation, à mettre en réseau, à monter des projets R&D. Le bilan montre que des résultats ont été produits, que des produits, issus de projets collaboratifs, sont sur le marché", commente Emilie Royère. Ainsi le pôle - qui fonctionne avec un budget de 1,8 M€ - regroupe 261 adhérents dont 219 entreprises.

Ecosystème circulaire

"Ce serait couper la branche sur laquelle nous sommes assis que de faire uniquement de l'accompagnement", insiste la directrice générale. Car "le vrai ancrage est dans la R&D et l'innovation". L'innovation ce sont les laboratoires, mieux identifiés sur leurs compétences, dès lors que des projets collaboratifs se montent. Inévitablement, avec la SATT sud-est, "nous développons des projets, nous l'aidons à nouer des partenariats mais aussi à aller trouver d'autres sources de financement". C'est que la finalité est bien de faire en sorte que les entreprises soient les destinataires de l'innovation, de celles qui. "Il faut que les entreprises régionales puissent avoir accès aux innovations qui naissent à quelques kilomètres de chez elles".

Connaissance du marché

L'accompagnement, en revanche, est indispensable dans l'accès à la croissance. Une étape pour laquelle les entreprises ont justement besoin de ne pas être seules. Ce service, créé il y a 3 ans, est le prolongement de ce que le pôle met en place dans l'accompagnement à l'innovation. "Parfois, les projets de R&D échouent, non pas parce que la technologie n'est pas pertinente, mais parce que la startup a besoin d'être accompagnée. Nous devons tout autant nous occuper de la technologie, de la R&D et de l'entreprise" dit Emilie Royère. Avec comme évidente et essentielle plus-value, la connaissance parfaite du marché de la santé, une donnée qui souvent manque aux entreprises.

Et de fait le marché est vaste sur le territoire couvert par le pôle. Avec un axe thérapeutique plutôt du côté de Marseille et un sacré penchant santé connectée du côté de Nice avec le 27Delvalle, la pépinière où émergent les innovations du secteur, on joue la complémentarité, mère de tous les équilibres.

Quand la stratégie des uns sert celle des autres

2018 verra la mise en place d'une nouvelle feuille de route. Un tracé qui se construit dès aujourd'hui, enfin plus précisément à partir du second semestre. Si l'évaluation effectuée à mi-parcours a engendré des commentaires positifs et si 91 % des objectifs assignés ont été atteints, Emilie Royère insiste sur la nécessité de conserver de la cohérence et sur sa volonté à démontrer l'efficacité de l'accompagnement à la croissance. Peut-être moins perçue de cette façon, "les stratégies de développement métropolitains sont essentiels pour le développement des filières biotech et medtech notamment", pointe la directrice générale. Car comme pour d'autres secteurs d'activité, il en va de la pérennité des entreprises endogènes mais aussi de la capacité à séduire et accueillir des entreprises venues d'ailleurs. "Notre filière est attractive et si l'on ajoute à cela des capacités d'accueil à la hauteur, nous avons tous les éléments qu'il faut pour réussir".

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :