La stratégie "visibilité" de l'accélérateur Allianz

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(Crédits : DR)
En prenant le créneau de la co-accélération corporate, l'accélérateur, basé à Nice, veut permettre aux startups ayant déjà su attirer l'attention des grands groupes d'aller plus loin en rencontrant une pluralité d'investisseurs. Une sorte de mise au pot commun, appelé Allianz&Co qui plaide pour l'encouragement à prendre du poids.

L'idée est simple mais encore fallait-il y penser. Réunir en un seul lieu, en un moment unique, startups, grands groupes et investisseurs, quel meilleur moyen pour créer une sorte de cercle vertueux ? Quand on est un assureur mondialement présent et que l'on possède son propre accélérateur, que l'on a déjà deux années "d'entraînement" devant soi, ça donne Allianz&Co.

Synergie créatrice

Né l'an dernier, l'événement - car s'en est un - avait pour objectif de rassembler tout ce beau monde et de permettre aux jeunes pousses déjà repérées par des grands comptes de venir pitcher face à des investisseurs européens et américains. Une sorte de grande place de marché où chacun peut trouver chaussure innovante ou financière à son pied.

Après le siège d'Allianz l'an dernier, c'est à Station F que la seconde mouture d'Allianz&Co s'est posé ce 14 novembre. En douze mois, bien évidemment, l'événement a pris de l'ampleur. 32 startups, 11 grands groupes, 33 investisseurs... qui dit mieux pour créer l'espèce de synergie créatrice qui doit permettre aux petites pousses de grandir, grandir...

Croître, croître...

Car au final, le but c'est quoi ? "Impacter l'écosystème" dit Sylvain Theveniaud, le directeur de l'accélérateur. "De faire de la croissance". C'est exactement cela, l'accélération de startups. C'est les faire changer de dimension, de taille et pour les aider à prendre du poids, il faut aussi savoir partager les pépites que l'on a pris sous son aile.

Ce mardi il y a avait du Voyages-scnf.com, du Thales, du Bpi-LeHub, du Fnac-Darty, du L'Oréal, Décathlon ou Auchan... et bien sûr de l'Allianz.

Et des investisseurs venus de tous horizons. L'accélérateur et son directeur l'ont toujours dit, l'objectif est d'irriguer l'innovation dans les grands groupes. Et les grands groupes ont aussi besoin de startups qui se structurent et prennent le chemin de la croissance, sous toutes ses formes.

"Le lien entre les grands groupes et les startups permet de dépasser le stade du POC, de démontrer être capable de faire du business", détaille Sylvain Theveniaud.

Market shaper

Et pour cela, l'accélérateur d'Allianz a développé rapidement une vision et une envergure internationale. D'abord en choisissant, dès la deuxième promotion, d'ouvrir la sélection des startups à des frontières plus larges que celles de l'Hexagone. Puis en organisant des learnings expeditions, des missions, notamment en Chine ce qui lui a permis de générer des connexions fortes avec des startups implantées à Hong Kong. Une stratégie qui lui permet de se différencier dit Sylvain Theveniaud. Le principe : "ne pas regarder ce que font les autres mais aller s'inspirer ce qui se fait ailleurs".

L'international, les learnings expeditions servent surtout de thermomètre des tendances qui émergent. Celles à venir ? "Nous regardons tout ce qui concerne le véhicule autonome et comment il va impacter la mobilité dans le monde. C'est un sujet que nous allons travailler dans les six mois". Depuis sa naissance en 2015, l'accélérateur installé au sein du stade Allianz Riviera sur 500 m2 a sélectionné 25 startups ayant levé 35 M€ durant leur temps d'accélération avec un trend d'un million d'euros.

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