Caroline Pozmentier : "La Région veut être un territoire d'appui à l'attractivité internationale"

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(Crédits : DR)
L'export, la capacité à mettre en avant l'écosystème, les startups et les entreprises, à faire venir les investisseurs, à aller porter la bonne parole urbi et orbi, telle est la feuille de route de Provence Alpes Côte d'Azur que défend ardemment sa vice-présidente en charge des relations internationales.

Le Japon pour la gastronomie, le CES Las Vegas pour l'innovation, demain un autre pays avec une autre filière à promouvoir... Depuis presque un an et sa prise en charge des relations internationales, Caroline Pozmentier parcourt le monde avec dans ses bagages, une politique affirmée du président Muselier mais aussi des entreprises et des startups. Car depuis la loi NOTRe, l'économie est "une compétence exclusive de la Région", rappelle la vice-présidente. Et "nous n'avons pas attendu que la politique du gouvernement en la matière soit dévoilée pour dérouler notre politique économique, que ce soit avec le président Estrosi ou le président Muselier".

Faire concret

Voilà pour la pose du cadre. L'ambition est tout aussi claire : "être un leader sur la scène internationale", c'est-à-dire faire rimer compétitivité avec innovation, export avec visibilité. Bien sûr, "il ne s'agit pas que de l'annoncer, cela passe par des actions".

Des actions qui se trouvent dans les chiffres, rappelle la vice-présidente régionale, égrainant la capacité donnée au FIER, le fonds dédié aux entreprises, avec son budget de 300 M€, accru de + 15 %. "En 2 ans, 3 000 entreprises ont été accompagnées".

Mais qui se trouve aussi par des projets concrets.

Les OIR, Opérations d'intérêt régional ? Un autre élément du processus qui "quelque soit la formule, le pilotage, symbolise notre ambition de reconquête industrielle".

Le SDREII, ou Schéma régional de développement économique d'innovation et d'internationalisation ? "Une vraie valeur prospective".

L'idée au final c'est bien sûr, d'attirer les talents mais aussi "de conserver les nôtres".

Pour attirer justement, c'est aussi sur le territoire régional que l'on accueille des délégations : les Pays-Bas, le Tatarstan ou encore la Chine - on rappellera au passage que c'est la volonté prospective qui a finalement convaincu le chinois Quechen de venir s'installer en Provence - et tout ce qui contribue à l'export, des Clubs exportateurs aux Conseillers au commerce extérieur de la France en passant par les CCI et Business France.

Carrefour des possibles

"L'ADN de la politique du président Muselier s'inscrit dans la Méditerranée du futur. Parce que nous pensons que la transition énergétique n'est pas une contrainte mais une opportunité".

Provence-Alpes-Côte d'Azur doit être un territoire, "au sens des Länder allemands, avec une autonomie pour en faire un carrefour des possibles avec la participation de tous les leaderships, économiques, universitaires, scientifiques, culturels..." Et par voie de conséquence "être un territoire d'appui à l'attraction d'investisseurs", les Régions constituant "la terre d'accueil de la R&D".

Les Etats-Unis, premier investisseur régional ? "Cela nous donne la possibilité d'aller chasser en Europe, en Asie".

Surtout, Caroline Pozmentier redit et répète bien que "l'image de l'attractivité ne se divise pas".

Ensemble, c'est mieux

Dans ce contexte d'indivisibilité que l'on peut traduire par travail en commun et dans un même sens, la vice-présidente en charge des relations internationales insiste sur le rôle que l'agence de développement, l'ARII doit jouer. "Je ne veux pas l'épaisseur d'un papier à cigarette entre l'agence de développement économique et la politique du président Muselier. Elle doit travailler sur les mêmes mots-clés : attractivité, marketing, prospection. Je serais très attentive à ce travail main dans la main".

Les filières phares, identifiées du territoire, sont aussi un facteur d'attractivité. Et celle qui est aussi adjointe en charge de la sécurité à la Ville de Marseille d'assurer que sur l'intelligence économique, "nous disposons d'une équipe compétente" et qu'un marché dédié va voir prochainement des lots confiés à des experts.

Pilote

"Nous sommes affichés comme une région pilote", ajoute Caroline Pozmentier. Coacher les entreprises, définir une feuille de route... "Nous sommes perçus comme un partenaire institutionnel qui a changé de méthode". Donner un cap, être un facilitateur... deux notions qui font du bien aux entreprises versées vers l'export, elles qui sont parfois perdues face à la pluralité de portes d'entrées pour tenter l'aventure internationale. D'ailleurs, le guichet unique - déjà mis en place et qui fonctionne depuis près de deux ans - va bientôt s'ajouter une entrée export. "Les PME et les primo-exportatrices ne veulent plus être seules et veulent un seul interlocuteur".

Startup Région

Si Renaud Muselier dit parfois qu'il dirige un petit pays, Caroline Pozmentier estime que la revendication d'être une startup région passe par la "reconnaissance de l'écosystème, la capacité à innover, ce qui permet l'émergence de Provence Alpes Côte d'Azur". Et d'ajouter que depuis longtemps déjà, "le numérique et l'innovation sont des moteurs de transformation du territoire". Que la Région donne accès 5 jours par mois à Station F, à 50 startups et que 100 M€ de fonds européens ont été attribués via le Feder. Que 110 jeunes pousses voient le jour chaque année. Que les 4 écosystèmes French Tech sont dynamiques. Et que les pôles de compétitivité en revanche auraient tout à gagner à être plus incisifs. "Innover est une nécessité", martèle la vice-présidente régionale, surtout quand on a "tous les atouts pour attirer le monde de l'innovation". CQFD.

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