Leclerc d'Eguilles : l'étude Ifop qui dit oui

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(Crédits : DR)
Peu disposé à baisser les bras, le projet d'installation d'un supermarché sur la commune provençale a fait appel à l'institut de sondage pour démontrer l'intérêt qu'il suscite sur son territoire. Et peut-être convaincre le premier magistrat qui refuse le projet.

Nouvelle étape dans l'opération de conviction (et de communication) entamée par Nicolas Caylet. Porteur du projet du supermarché qui souhaite s'installer au cœur de la zone d'activité économique d'Eguilles, le dirigeant tente de prouver chiffres à l'appui que son idée est bonne, c'est-à-dire acceptée par les consommateurs potentiels. Et pour cela, rien de mieux que la puissance de l'argument mathématique, c'est-à-dire les chiffres.

D'où cette enquête confiée à l'Ifop, lequel institut de sondage a interrogé début avril un panel d'habitants du territoire concerné. Une étude qui détermine que 80 % des habitants effectuent leurs courses en dehors d'Eguilles. Que 65 % d'entre eux sont favorable à la naissance dudit supermarché et que pour 80 % cela ne freinerait en rien la fréquentation des commerces de proximité du village.

Et c'est là l'argument qui veut faire fléchir le maire de la commune, Robert Dagorne qui depuis la genèse du projet, refuse de le voir devenir réalité.

Contacté par La Tribune, le Premier magistrat explique que le risque serait de voir  le supermarché prendre de l'ampleur et s'étendre en m2 au bout de quelques années. "Je suis totalement défavorable au projet. Si demain il s'implante, je ne pourrais plus l'arrêter". Et de dire que de toute façon le PLU voté le 27 mars 2017 indique que c'est un programme de 60 logements dont 50 % sont des logements sociaux qui est prévu pour s'ériger dans la zone d'activité, incluant des commerces de proximité en pied de ces logements. Et si ce PLU fait l'objet d'un recours au tribunal administratif de la part du préfet et d'une dizaine d'administrés, Robert Dagorne de prévoir que quelque soit la décision rendue, l'une ou l'autre des parties fera appel. "Nous en avons pour des années", assure-t-il. Déjà bien engagé, voilà un bras de fer qui ne semble pas près de s'achever... Reste peut-être l'argument économique, celui d'un flux commercial qui ne s'évade pas vers les territoires alentours, notamment. Un sujet qui démontre à quel point l'équilibre commerce de proximité/grandes surfaces est délicat.

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