L'opération séduction d'Aix-Marseille en Afrique

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(Crédits : DR.)
Après avoir moult fois dit qu'il était un hub "naturel" vers l'Afrique, le territoire métropolitain s'engage dans prospection au Maroc qui doit confirmer sa vision stratégique. Une démarche plus économique que politique.

Combien de discours ont été prononcés, de déclarations faites, assurant que l'Afrique et Aix-Marseille c'est un destin commun, des liens évidents, une complémentarité à amplifier. Il y a l'incantation, et puis il y a l'action. Être présent sur le salon Hub Africa, qui se tient ce début mai à Casablanca est à classser dans la seconde catégorie. Et cela doit être l'occasion de prouver que le territoire d'en face est porteur d'opportunités, autant pour les entreprises provençales que pour les entités africaines.

Le Maroc, terre d'accueil des filiales

Si l'histoire créé une connivence naturelle, les critères économiques sont là pour prouver qu'il y bien une réelle pertinence à regarder l'Afrique avec insistance. Une croissance soutenue qui dépasse 3 %, un esprit francophone évident et surtout, une implication des entreprises qui, que ce soit d'un côté ou de l'autre de la Méditerranée, ont bien compris l'intérêt qu'elles avaient à être présentes "de l'autre côté". Et cela vaut pour les grandes entreprises telles Veolia, Société des Eaux de Marseille ou Schneider Electric, qui ont installé à Marseille leurs ressources à destination de l'Afrique ou des ETI et PME locales qui ont investi au Maghreb, à l'image d'Onet ou CMA CGM. Redman, le promoteur spécialiste de l'asset developement, est présent au Sénégal et des coopérations sont déjà concrétisées en matière d'architecture et de bâtiment comme le démontre le réseau des Marseillais de l'immobilier en Afrique. L'inverse est, par ailleurs, aussi vrai. Les laboratoires In'Oya, par exemple se sont implantés à Gardanne, alors que HPS a choisi Aix-en-Provence.

Autre donnée à rajouter, le fait que le Maghreb représente la principale zone d'implantation de filiales des entreprises aixo-marseillaises, le Maroc en tête, suivi de la Tunisie et de l'Algérie. Autant de preuves que l'intérêt est réel. Mais il faut aller plus loin.

Ambitions semblables

Pour aller plus loin, Aix-Marseille Provence a inscrit le Maghreb sur sa feuille de route des 6 destinations internationales stratégiques. A Casablanca, la délégation qui amène avec elle une trentaine d'entreprises, arrive "en meute", CCI Marseille Provence et Provence Promotion, l'agence de développement économique, accompagnant la Métropole. En terre africaine, il va falloir amener la preuve du concept, être convaincant, assurer, rassurer...

Montrer ses atouts à plusieurs c'est bien évidemment indispensable pour être crédible et faire le poids face à la concurrence. Mais il faut aussi s'inscrire dans le temps, donc dans le long terme. Et ne pas s'y tromper, le Maroc comme Aix-Marseille ont des similitudes, encore bien plus qu'il n'y paraît. Ce sont deux hubs qui se répondent. Avec des ambitions de conquête bien plus larges que leur seul périmètre...

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Commentaires
a écrit le 02/05/2018 à 7:29 :
Que de temps perdu. Deja dans les annees 70 on souhaitait plus d'offre sur l'Algerie alors en plein boum. C'etait compter sans les militaires au pouvoir. Aujourd'hui ?......

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