Quels nouveaux enjeux pour le pôle SCS ?

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(Crédits : Pixabay)
Avec sa vocation mondiale et sa position de leader en matière d'IoT, de sans contact et de sécurité numérique, celui qui est basé à Sophia-Antipolis et revendique près de 250 projets collaboratifs menés est déjà dans l'anticipation de la phase d'après. Car comme tous les pôles de France et de Navarre, se pose la question de quelle nouvelle feuille de route ? C'est-à-dire quelle stratégie.

Le pôle SCS est sur tous les fronts. Pilote du programme européen IoT4Industry - 5 M€ à la clé pour des démonstrateurs grandeur nature autour de ce qui fait le sel actuel du numérique c'est-à-dire l'IoT, l'intelligence artificielle, le big data et la cybersécurité et qui s'inscrit bien sûr dans l'environnement French Fab et Industrie du Futur -, appui pour le SmartTravel Experience, le groupe initié par Milanomos, Constanz et DataMoove, trois des startups du secteur implantées à Sophia-Antipolis et qui vise à regrouper des champions du tourisme et de la mobilité afin de créer un pôle d'attractivité, membre de l'Industrial Internet Consortium qui regroupe 500 industriels mondiaux autour de l'IoT industriel... L'emploi du temps de Solutions Communicantes Sécurisées est riche et varié. Au moins à la hauteur autant du territoire couvert - l'ensemble de la région Provence Alpes Côte d'Azur - que des sujets que l'internet des objets, la donnée, la sécurité peuvent concerner.

Maintenant...

Sur son empreinte territoriale, justement, le rôle du pôle est de mobiliser autant à Sophia-Antipolis qu'à Aix-Marseille sur des problématiques croisées et complémentaires comme cela est justement le cas pour ce qui concerne le tourisme et la mobilité.

Il y a bien aussi cette filière véhicule autonome qui émerge depuis l'arrivée de Renault Software Labs, même si pour l'heure, ici il est surtout question pour SCS de contribuer à la structurer au sein de la technopôle sophipolitaine.

Labellisé Gold pour son management, SCS est indéniablement l'un des pôles de compétitivité qui a su trouver sa place dans le paysage de l'innovation. On rappellera tout de même que le rôle des pôles est d'encourager la collaboration intelligente et d'aider à la croissance des jeunes entreprises. Sur ce point, SCS revendique 300 adhérents, 240 projets collaboratifs de R&D menés pour 953 M€ d'investissements.

Et après ?

Mais bien évidemment la question qui se pose est celle d'après. "La phase 3 va s'arrêter", rappelle Georges Falessi. Et quid de la phase 4 ? "Nous n'avons pas d'idées sur ce qu'elle sera", avoue le directeur général. Mais plutôt que d'attendre que le tout vienne d'en haut - c'est-à-dire du ministère - le pôle s'est engagé dans une "phase de réflexion stratégique" en faisant appel à un cabinet spécialisé. Bien sûr il est question d'IoT, de big data, d'IA et de micro-électronique... "Nous réfléchissons à quels sont les enjeux et les opportunités de ces outils. Et nous faisons également le bilan de ce qui a fonctionné ou pas".

Dans un contexte où les pôles avancent en âge - ils ont été créés en 2005 - et où il est sensiblement question d'organiser des rapprochements qui auraient du sens entre pôles complémentaires ou convergents, difficile de dire effectivement ce quoi  la nouvelle feuille de route gouvernementale sera faite. Mais pour les pôles, il est doublement question de stratégie, globale et locale.

"Nous avons intérêt à travailler avec des écosystèmes qui avancent", pointe Georges Falessi. "Avec ceux qui peuvent offrir des opportunités pour nos startups. L'ambition européenne est évidente". Et de dire que concernant l'IoT, "nous avons le système le plus large au niveau national, même au niveau européen". Et que comme ce qui concerne l'intelligence artificielle, c'est bien ce que ces technologiques permettent dans l'amélioration de la compétitivité qui compte et qui doit être mesurable.

Pour connaître le sort des pôles, il faudra attendre encore un peu - 2019 - même si la loi de finance, annoncée en fin d'année 2018, apportera un début de réponse.

L'ambition de SCS est en tout cas, claire : "être un acteur incontournable, international sur des domaines technologiques qui ont pour objet de développer des produits attractifs avec des modèles différents".

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