L'IMED, un ami qui vous veut du bien

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(Crédits : iStock)
Le VIE, ce dispositif offert aux entreprises souhaitant bénéficier d'une force en présence à l'étranger, est relativement mal connu. Le VIE à temps partagé sans doute encore davantage. C'est justement ce que promeut l'association basée à Marseille mais qui rayonne dans l'ensemble de l'Hexagone. Et c'est bon pour l'export.

Son nom dit presque tout. Imed, c'est l'acronyme pour Ingénierie Méditerranéenne pour le Développement Economique. Un nom un peu complexe qui pourtant suggère bien ce que fait l'association, née en 1988 : aider les entreprises à l'export. Et cela en faisant la promotion du Volontariat International en Entreprises (VIE) à temps et donc coût partagé. Un choix qui vise évidemment principalement les structures qui ont besoin d'aller prospecter des marchés à l'international mais pour lesquelles la mobilisation d'une personne est trop importante. "Notre cible ce sont les PME qui ont besoin d'être soutenues à l'international", dit Loïc Bonnardel, son directeur.

Objectif atteint

Même si c'est donc plutôt la mutualisation entre entreprises exportatrices que défend l'Imed, une opération pilote a été menée avec la Région Provence Alpes Côte d'Azur pour promouvoir le VIE à temps plein. Une opération séduction qui a généré pour les 25 entreprises qui en ont bénéficié, un chiffre d'affaires supplémentaires de 8 M€. Le résultat tangible des 3 200 prospects rencontrés qui ont débouché sur 600 propositions commerciales. Une opération "concluante" pour Loïc Bonnardel. "Dans 80 % des cas, les entreprises étaient de nouvelles utilisatrice (du VIE NDLR), des PME qui avaient déjà suffisamment de travail sur les marchés export mais qui ne savaient pas forcément comment organiser cela".

Un succès qui évidemment a donné envie de réitérer l'expérience. Une nouvelle opération, plus ambitieuse, est donc programmée pour la période 2018-2020, pour concerner trois à quatre fois plus d'entreprises, puisque ce sont 60 à 100 VIE qui sont prévus, le tout pour un montant de 1 M€, sachant que le financement d'un VIE exige 10 à 14 000 euros.

Partager, c'est gagner

Si l'IMED est là toute mobilisée vers le Volontariat international à entreprise à temps complet, sa spécificité c'est bien d'être "le seul organisme à proposer le VIE à temps partagé" rappelle tout de même Loïc Bonnardel, et cela avec comme terrain de jeu, la France entière. Le temps partagé pourquoi et pour qui ? "Cela concerne principalement les entreprises qui réalisent moins de 10 M€ de chiffre d'affaires, qui disposent d'un département export mais qu'elles gèrent depuis la France, n'ayant aucune présence sur place, à l'étranger". L'avantage c'est évident, est de pouvoir disposer "d'une personne sur place qui va se consacrer deux jours par semaine à l'entreprise, ce qui permet à cette entreprise d'aller chercher une part à l'export".

Concrètement, les candidats au VIE sont recrutés et embauchés en CDD, "nous les formons et travaillons sur des problématiques concrètes à l'international", souligne Loïc Bonnardel. Qui prévient : le VIE - qui est une spécialité française - "n'est pas une étude de marché". L'entreprise qui y a recours doit évidemment avoir une véritable stratégie à l'export. Surtout, le dispositif est souple puisque une entreprise peut avoir recours à autant de Volontaires à l'international qu'elle le souhaite.

Méconnu, le VIE commence néanmoins à se faire une place dans le monde de l'entreprenariat. Ainsi en 2017, 120 entreprises ont eu recours à 250 VIE en Provence Alpes Côte d'Azur. A comparer aux 10 000 VIE pour 2 500 entreprises, au niveau national sur la même période. LE VIE c'est un peu comme le loto, c'est facile (à mettre en place), c'est (pas trop) cher et ça peut rapporter gros...

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