La vision de François Codet pour la Caisse d'Epargne Côte d'Azur

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François Codet, président du directoire de la Caisse d'Epargne Côte d'Azur, entouré à droite de Françoise Lemalle, présidente du COS et de Bénédicte Solanet, membre du directoire, mandataire du pôle Ressources et Transformation.
François Codet, président du directoire de la Caisse d'Epargne Côte d'Azur, entouré à droite de Françoise Lemalle, présidente du COS et de Bénédicte Solanet, membre du directoire, mandataire du pôle Ressources et Transformation. (Crédits : DR)
Nommé officiellement en avril dernier, le nouveau président du directoire de la Cecaz arrive avec ses convictions sur ce qu'est la banque, sur comment et pourquoi elle doit être agile dans un monde où la vision long-termiste n'est pas antinomique avec le ROI.

Il avoue ne pas encore connaître toutes les subtilités du territoire azuréen - Alpes-Maritimes et Var - qui constitue son nouveau terrain de jeu, mais force est de constater que François Codet a tout de même bien fait ses devoirs. D'ailleurs, il le dit lui-même, inscrit sur la liste des potentiels successeurs de Christophe Pinault - une short-list de 5 noms - il a évidemment regardé la feuille de route stratégique définie et ce qui constitue l'économie locale. Nommé le 27 avril, officiellement, par décision du Conseil d'Orientation et de Surveillance que préside Françoise Lemalle, ce Bordelais d'origine, arrivé de Lille où il était membre du directoire en charge du Pôle Finances et Engagements au sein de la Caisse d'Epargne des Hauts de France se définit précisément comme "un banquier coopératif de terrain".

Et s'il estime ne pas être encore expert de la Côte d'Azur, il en a néanmoins bien défini les contours - peu de grosse industrie hormis les parfumeurs grassois et un tissu dynamique de PME, Sophia-Antipolis faisant preuve d'une "effervescence" de bon aloi.

Entreprise à mission

Mais sur ce que doit être et est la banque, François Codet a des convictions. "Je suis convaincu que nous sommes une entreprise à mission. Le sujet est d'actualité mais pour le groupe, c'est d'actualité depuis 200 ans". Sur le plan stratégique définit du temps de son prédécesseur, "je m'inscris dans une continuité agile". Comprendre que le nouveau président est tout à fait à l'aise avec la feuille de route tracée, mais "l'agilité signifie que nous saurons aussi nous adapter". Et de rappeler que si la force du groupe BPCE auquel appartient la CECAZ est une donnée non négligeable, "les décisions sont prises régionalement. Nous vivons dans la région, pour la région. Nous sommes une banque coopérative, il est dans nos gênes d'être respectueux de la région".

Pas compliqué mais complexe

Bien sûr, les clients ne sont pas oubliés. "Notre évolution stratégique porte beaucoup pour la satisfaction client. Or cette satisfaction change et nous devons nous adapter, avec le moins de temps de latence possible", estime François Codet.

"La banque n'est pas un métier très compliqué. Mais c'est un métier complexe car beaucoup d'éléments interagissent ensemble. Nous devons être équilibré dans notre développement, être un prêteur et un collecteur".

Si l'on parle beaucoup de bien-être au travail, au sein de la Caisse d'Epargne on estime que les collaborateurs méritent la même attention que les clients. Et sur ce point, le rôle de managers est essentiel. "Les managers doivent prendre le temps de rappeler quel est le cap de l'entreprise. C'est plus exigeant, mais c'est plus intéressant".

Rester enraciné

Face aux changements qui s'opèrent dans le monde, François Codet demeure assez serein, préfère parler "d'accélération du temps", plutôt que de changement. Ce qui signifie obligation pour l'établissement de s'adapter très vite à son environnement. "Les modes de consommation vont changer nos priorités. Notre métier était de financer l'investissement, il faudra peut-être financer l'usage et non plus la propriété".

L'investissement sur de nouveaux segments comme le nautisme et le tourisme, inscrits dans le plan stratégique, démontrent de l'envie de structurer une offre qui existait mais pas formulée comme telle. "Nous avons une vision du temps long. Nous ne sommes pas à la recherche d'un ROI dans 3 ans, nous n'avons pas l'obsession de la rentabilité à court terme. Nous parions sur une économie pérenne, avec ses hauts et ses bas".

Le numérique, menace ou opportunité ? "Le numérique va nous permettre de mieux rencontrer nos clients. Mais la banque n'est pas près de se désincarner totalement".

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