Olivier Bret : "Il faut créer des PME qui densifient le tissu local"

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(Crédits : DR)
Collaboration intergénérationnelle, force du réseau, le président du Réseau Entreprendre Côte d'Azur redit combien celui-ci est complémentaire des autres structures tournées vers l'entreprenariat mais aussi combien il est essentiel d'être suffisamment exigeant pour que les projets accompagnés deviennent les forces vives de demain.

100 lauréats dont 83 % sont toujours actifs, le tout en 5 ans. Ces seuls trois chiffres, tirés du bilan du Réseau Entreprendre Côte d'Azur, ne font pas rougir. Et surtout pas son président depuis 2016, Olivier Bret. Avec ses 80 membres et la quinzaine de projets accompagnés par an, le Réseau, dont l'antenne est installée à Sophia-Antipolis mais qui rayonne dans un spectre azuréen, joue donc à plein son rôle d'accompagnateur des entreprises. Et cela sans être du tout en concurrence avec les autres structures, pépinières et autres incubateurs. "Nous sommes très complémentaires, la durée de notre accompagnement est de 3 ans, il est gratuit, il est assuré par un chef d'entreprise qui sait et veut transmettre, et à cela il faut ajouter l'accès à l'ensemble de notre réseau. En 2 ou 3 ans, cela permet de rencontrer 30 personnes. C'est cela la force de notre Réseau et c'est ce que l'on vient chercher. Nous rassemblons des personnes qui s'engagent, qui ont une réelle passion pour l'entreprenariat", indique Olivier Bret. Qui n'hésite aussi à insister sur une autre particularité, la collaboration intergénérationnelle. "Il n'y a pas d'un côté les sachants et de l'autre, les ignorants". Mais plutôt une sorte de système de vases communicants.

Impacts mesurables

Inscrit dans son territoire, comme le veut la formule consacré, le Réseau bénéficie de partenariats qui se renforcent, autant avec la Communauté d'agglomération Sophia-Antipolis (CASA), qu'avec Nice Côte d'Azur, les banques et acteurs locaux. Les objectifs du président ? "Atteindre 100 membres et 20 projets lauréats par an". Parce qu'il ne faut pas l'oublier, "nous avons un impact positif sur le territoire". Et Olivier Bret de rappeler qu'en dix ans, 700 à 800 emplois, "locaux et pérennes" ont été créés sur le territoire.

Au Réseau, il est bien vu de savoir privilégier l'écoute réciproque. "Nous essayons de détecter les ambitions. Nous ne sommes pas axés uniquement sur la technologie mais regardons aussi la low tech".

POB

Sur la composition du territoire, sur ce qui fait ses forces vives, le président du Réseau Entreprendre Côte d'Azur encourage à "plus d'ETI et de grands comptes". Et puis, "nous aimerions aussi que de grands acteurs économiques nous rejoignent". Pour cela il faut encourager les cadres à prendre leur envol, aider à créer des PME qui densifient le territoire. "L'esprit entreprenarial se cultive". Et l'accompagnement sert de tuteur, "être accompagné c'est mettre de la chance de son côté". Au Réseau, on y vient, souvent après l'étape incubation, "lorsque le porteur de projet est en train de devenir chef d'entreprise. Au Réseau, on vient faire le POB : le proof of business", avance Olivier Bret.

Les enjeux du territoire ? "Il faut que les filières soient mises en place sur le long terme. Que les grandes entreprises et les grands entrepreneurs s'impliquent. Nous voyons de belles PME émerger. A Sophia-Antipolis, nous avons un super potentiel technologique. L'enjeu, c'est aussi avoir plusieurs générations d'entrepreneurs. Et nous en sommes seulement à la première. Il faut fertiliser le terreau. Nous avons de bons étudiants, des chercheurs de talents, il manque peut-être la présence de fonds même si le territoire bénéficie de PACA Emergence et de PACA Investissement". Et peut-être une figure de proue, une sorte de Xavier Niel local... Avis aux intéressés...

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Commentaires
a écrit le 13/06/2018 à 10:18 :
Il me semble que la PME en soi est un créateur de tissu social que la multinationale anéantie par contre c'est sûr mais une PME est automatiquement liée à ses salariées.

Une économie saine car réaliste.

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