Team Sud Export : c'est parti et voilà comment ça marche

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(Crédits : BPI France)
Après avoir été annoncée en février dernier comme région pilote, Provence Alpes Côte d'Azur passe du papier au concret. Lancée officiellement ce 18 juin en présence notamment de Jean-Baptiste Lemoyne, la Team Sud Export rassemble Région, Business France et la CCIR dans un accompagnement qui prévoit notamment un programme d'accélération. Et pour 16 PME, c'est déjà du concret.

Team Sud France, c'est le nom de la grande réforme à l'export. Un terme où il est question d'équipe car le concept c'est bien celui-là, rassembler les forces vives accompagnatrices des entreprises dans un seul et même mouvement pour plus d'efficacité. Car si pour les étrangers, la France est devenu le "darling du monde entier", l'inverse n'est pas vrai, pour preuve le déficit commercial qui pointe à 62, 3 milliards d'euros. Et cela alors même que l'on ne cesse de prôner l'esprit international auprès des PME/PMI, ce levier, voire ce Saint-Graal dont on ne saurait ne pas partir à la conquête.

Parce qu'il est aussi question d'image et de positionnement sur la carte France, la Région Sud et son président, Renaud Muselier, s'était engagé dès 2016 auprès de Jean-Yves Le Drian, le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, pour que Provence Alpes Côte d'Azur soit l'un des territoires pilotes.

La déclinaison, logiquement s'appelle donc Team Sud Export.

Comment ça marche ?

Comme le veut donc la réforme, la Région allie ses compétences à celles de Business France et de la CCIR régionale, avec en appui, bpifrance et les conseillers au commerce extérieur de la France. Une Team renforcée mais l'intérêt est surtout de permettre ainsi davantage de lisibilité pour les PME qui ont tendance à méconnaitre les différents dispositifs existants.

Comme l'a dit Jean-Baptiste Lemoyne, le secrétaire d'Etat auprès du Ministre de l'Europe et des Affaires Etrangères, venu tout exprès à Marseille pour le lancement de Team Sud Export, "l'international doit devenir un réflexe".

L'idée est de faire en sorte que l'entreprise désireuse de bénéficier d'un accompagnement à l'export puisse s'adresser à un interlocuteur et un seul et ne soit plus perdue face à la forêt des solutions qui consolident une démarche à l'international.

Ainsi il a été décidé d'un parcours régional à l'export, qui sur un potentiel de 8 000 entreprises exportatrices va accompagner la moitié d'entre elles en leur accordant un référent unique. Une autre centaine devrait - parce que leur projet export est considéré comme qualitatif - bénéficier d'un coup de boost qui se fera par l'intermédiaire d'un contrat export, adapté à leur profil - de primo-exportateur à exportateur confirmé - et à leurs capacités. Pour 2018, elles devraient être une vingtaine à intégrer le dispositif.

De tout cela il est donc question d'aider aux implantations, aux gains de nouveaux marchés, à l'aide à la création de succursale ou de bureau de liaison, aux missions de prospections... D'ici la fin de l'année, la Team Sud Export devrait déjà bien être dans les starting-blocks. "Soyez championnes de l'export et faites du chiffre d'affaires", a exhorté Renaud Muselier. Reste en effet maintenant à montrer l'exemple...

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