Delphine Gény-Stephann : "Il faut rééquilibrer notre tissu d'entreprises"

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(Crédits : DR)
Présente à l'Université d'été du MEDEF, la secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie et des Finances en a profité pour redire tout le bien que la loi PACTE va apporter aux entreprises de petite taille et pourquoi c'est stratégique pour le tissu économique.

Quelques heures après le discours du Premier ministre devant les chefs d'entreprises réunis à l'Université d'été du MEDEF à Jouy-en-Josas, Delphine Gény-Stephann a elle aussi parcouru les allées du campus d'HEC, effectuant notamment une longue visite au sein de l'espace Innovation, là où pour la première fois, le syndicat patronal avait réuni une dizaine de startups axées sur l'intelligence artificielle.

Libérer la PME

Alors qu'Edouard Philippe s'est attaché à prouver que le gouvernement voulait faciliter la vie des entreprises, Delphine Gény-Stephann a confirmé, redisant bien que "nous travaillons à simplifier la vie des entrepreneurs et en particuliers celle des TPE, de l'artisanat où il y a par exemple, au moment de la création d'entreprise des droits d'enregistrements et des démarches qui sont particulièrement lourdes". Et d'en remettre une couche sur les bienfaits de la loi PACTE.

L'objectif, dit la secrétaire d'Etat c'est de "simplifier, libérer, fluidifier". Soit comment permettre aux entreprises de faire de la croissance en les laissant se concentrer "sur leur développement, sur les recrutements, plutôt que d'être assommés d'obligations". Ou l'on en revient à la problématique des seuils que la loi PACTE propose justement de réduire tout en laissant du temps - 5 ans - aux entreprises pour répondre aux obligations qu'un changement de catégorie impose.

Question de rééquilibre

"Lorsqu'une entreprise, artisanale ou commerciale, atteint 9, 10, 15, 20, 25 salariés, elle fait face à de nouvelles obligations, à de nouveaux prélèvements qui peuvent freiner le développement. Ces seuils, nous les réduisons, pour permettre aux entreprises d'innover, d'exporter et de croître". Et alors que le mouvement French Tech encourage la création de licornes, que la multiplication des ETI demeure un Saint Graal et que la croissance est l'objet de toutes les attentions, la secrétaire d'Etat auprès de Bruno Le Maire fixe l'objectif ultime. "Il faut rééquilibrer notre tissu d'entreprises. Nous avons énormément de petites entreprises, de beaux groupes, très internationaux mais entre les deux, il faut renforcer le champ d'entreprises intermédiaires et accompagner les PME qui ont le potentiel pour devenir des ETI".

Le rôle des pôles

Evidemment que lorsque l'on pose la question à Delphine Gény-Stéphann de l'intérêt de l'innovation, la secrétaire d'Etat confirme son importance. Dit que l'Etat veut favoriser les démarches collectives qui vont associer toute la panoplie d'acteurs économiques, les universitaires, les grands groupes, les startups, les laboratoires... Et ce notamment "au travers des pôles de compétitivité que nous relançons cet automne. Nous annoncerons des initiatives qui vont permettre aux PME de faire partie de démarches d'innovation ambitieuses". C'est bien le moins qui est sinon espéré tout au moins attendu, par les PME elles-mêmes.

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