Wesprint, l'accélérateur qui ne veut pas faire pareil

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(Crédits : DR)
Né en Occitanie, c'est désormais dans la région voisine, en Provence Alpes Côte d'Azur, précisément à Marseille, que l'accélérateur a décidé de dupliquer son modèle. Avec comme objectif de s'insérer intelligemment dans l'écosystème local.

Wesprint est-il un accélérateur de plus ? Dans le paysage déjà bien rempli de structures semblables, on pourrait penser que oui. Son directeur général, Arnaud Laurent, dit que non. Et étaye son propos, racontant que l'idée émerge d'un constat, celui de plusieurs entrepreneurs décidés à soutenir financièrement des startups, mais qui trouvaient dommage de disperser les investissements, alors qu'il serait tellement plus malin de mettre en commun les envies et les compétences, de "mutualiser les moyens pour créer un acteur de premier plan". Nous sommes alors en septembre 2016.

L'opérationnel, l'opérationnel, l'opérationnel

C'est donc d'abord à Montpellier, puis, dans la foulée, à Toulouse, que Wesprint déploie son modèle, que ses fondateurs veulent différent des offres déjà existantes sur le marché. "Nous ne sommes pas dans le mentoring, ni dans le conseil, nous sommes dans l'apport opérationnel", tient à préciser Arnaud Laurent. "Nous voulions montrer que nous étions capable de créer de la valeur, que les entreprises ainsi, pouvaient accélérer". Etre dans l'opérationnel dit aussi pouvoir entrer au capital des startups, entre 3 à 8 %.

Parmi le collectif d'entrepreneurs on retrouve Julien Boué et Marc Leverger, le duo de Brico Privé, Rachel Delacour, la vice-présidente de France Digitale, Nicolas Dematté et Sidonie Farjon d'Exaprint, revendu à Vistaprint, Benoît Durant et Guillaume Berthel, de Private Sport Shop ou encore Marc Watrin et Nicolas Jeuffrain, de Tenergie, le producteur d'énergie renouvelable, basé à Meyreuil.

L'installation sur le territoire d'Aix-Marseille est une suite logique puisque cette étape dans le développement de Wesprint était programmée depuis l'origine.

"Nous trouvions qu'il manquait des professionnels en amorçage. Nous allons, grâce au liens que nous avons à Paris, pouvoir ramener les capitaux en région", ajoute Arnaud Laurent.

Des capitaux, Wesprint en a lui-même levé auprès de la Société Générale et de bpifrance, de l'ordre de 3,5 M€ en avril dernier. Et surtout Wesprint revendique être le seul accélérateur French Tech à s'implanter sur le territoire, c'est-à-dire le seul "adoubé par l'Etat à travers le programme d'investissement d'avenir via le Fond French Tech Accélération".

L'effet plus

Pour renforcer l'équipe, Antoine Guyon, connu de l'écosystème de la tech et Thomas Bru, spécialiste du business develpment, sont en charge de suivre la trentaine de startups qui seront accélérées durant les deux prochaines années. "Nous avons bien conscience d'arriver dans un écosystème mature, mais nous voulons travailler avec les acteurs existants", rassure Arnaud Laurent. "Nous voulons nous insérer intelligemment dans l'écosystème".

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