Pourquoi Tertium sort du capital de Bio&Co

 |   |  564  mots
(Crédits : Bio&Co - Yann Bouvier)
Parce que la concentration est forte dans le secteur de la distribution de produits bio, le fonds d'investissement régional, basé à Marseille, se retire de l'enseigne de magasins installée en Provence Alpes Côte d'Azur. Laquelle est par ailleurs entrée en négociations exclusives avec InVivo Retail, connu pour ses marques Jardiland, Gamm vert et Delbard.

C'est en 2013 que l'union entre Tertium Management, le fonds d'investissement régional, fondé par Pierre Grand-Dufay et Stéphane Assuied, et Bio&Co, dirigée par Martine Achy est scellé. A l'époque, Bio&Co, née en 2010, comprend 3 magasins, basés dans les Bouches-du-Rhône et le Var.

Passage de relais

Cinq ans plus tard, Bio&Co, c'est six magasins, la perspective d'un septième qui devrait voir le jour à Salon-de-Provence, et des implantations aussi bien dans le Var, les Bouches-du-Rhône que les Alpes-Maritimes. C'est aussi une centaine d'employés et un chiffre d'affaires de 22 M€ réalisé en 2017.

Mais la perspective de développement se situe surtout dans le rapprochement entamé début 2018 avec InVivo Retail, le pôle distribution du groupe InVivo, actif sur trois segments que sont la jardinerie, la distribution alimentaire et l'animalerie, connu pour ses marques Jardiland, Gamm vert et Delbard.

Entrés en négociations exclusives, la PME dont le siège social est à Aix-en-Provence et le groupe français sont actuellement en attente de l'approbation de l'Autorité de la concurrence.

Etat du marché

Détenteur de 11 % du capital de Bio&Co, Tertium considère cette nouvelle étape dans la croissance de l'entreprise provençale, comme logique rapport à l'évolution du marché de l'alimentation bio. "Bio&Co a connu un développement à la fois organique - sur les enseignes déjà existantes - et grâce à de nouvelles implantations. Au niveau national, l'alimentation bio progresse de 18 à 20 % et cette croissance est captée majoritairement par la grande distribution", analyse Stéphane Assuied, le co-fondateur du fonds d'investissement régional. "Nous avons décidé de sortir du capital car nous considérons que sur le retail, les cartes sont distribuées". Et ici, il s'agit bien d'une sortie à la fois industrielle et stratégique. Car, appuie Stéphane Assuied, le passage dans le giron de InVivo Retail a pour vocation à pousser le développement de Bio&Co, notamment en l'adossant aux jardineries du groupe, et non à absorber la marque, voire à la faire disparaître, comme cela aurait pu être craint. InVivo Retail compte au contraire faire de la PME un levier de son propre développement, à l'image de ce qui a été déjà entrepris avec Frais d'Ici, axée sur le locavorisme.

Structuration de l'offre

Pour rappel Bio&Co a accéléré son maillage territorial en même temps qu'elle affinait son concept. Ainsi, depuis mars 2017, l'enseigne est présente dans les Alpes-Maritimes, à Vallauris. Sa dernière implantation s'est réalisée à Aubagne, dans la zone des Paluds en avril dernier, sur 600 m2. Le concept de Bio&Co se structure en trois offres - "Le Marché" qui comprend aussi, selon les magasins un rayon boucherie - "La Table" qui est une offre de restauration traditionnelle - et "Le Comptoir" offre de restauration bio sur place ou à emporter. En novembre 2017, l'installation du Comptoir du Pain, à Aix-en-Provence, marque la naissance de la première boulangerie bio.

De son côté Tertium Management a annoncé en juillet dernier la naissance de son second véhicule d'investissement, Tertium Croissance, doté de 60 M€ et qui vise à investir dans des PME régionales à fort potentiel de croissance, via des tickets moyens de 4 à 5 M€. Elle a notamment renforcé son équipe. La Caisse d'Epargne CEPAC et Arkéa sont également impliqués dans le fonds d'investissement.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :