Quand les Alpes-de-Haute-Provence jouent la carte attractivité

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(Crédits : rawpixel/Pixabay)
La nouvelle agence de développement économique veut faire du département l'avenir de la région en implantations d'entreprises. Mais il faut faire face à un manque criant de notoriété.

"Nous pensons être l'avenir de la région en implantations d'entreprises", juge Julien Martellini, le directeur de l'agence de développement des Alpes-de-Haute-Provence. Cette structure, née en mars, est issue de la fusion entre l'agence de développement touristique et l'agence de développement économique. "Il y avait une volonté du département et de la CCI de s'organiser pour renforcer l'attractivité des Alpes-de-Haute-Provence. Notre particularité est la forme de notre gouvernance qui réunit toutes les collectivités locales et les acteurs économiques".

L'objectif de cette association de 17 salariés est d'attirer investisseurs et entreprises étrangères. Les filières visées sont celles déjà bien implantées dans le département comme l'agroalimentaire, la cosmétique, l'énergie, le tourisme, le thermalisme et l'artisanat.

Un territoire moins saturé

Surtout, l'agence développement veut faire connaître son territoire. Après le lancement d'une campagne de marketing territorial sous le slogan "Irrésistible", l'association commence véritable son action en étant présente au salon Parcours France, ce jeudi 4 octobre à Paris.

L'événement s'accompagne du lancement du site Invest In Haute-Provence présentant toute l'offre immobilière disponible. "Nous avons recensé 400 biens à la vente", chiffre Julien Martellini. Concernant l'éloignement des métropoles, Julien Martellini y voit un atout."Nous sommes entourés de territoires qui sont saturés avec une mobilité critique et le prix du foncier en augmentation", juge-t-il.

L'autre axe mis en avant est la réactivité. "Nous sommes en train de réaliser un diagnostic des huit périmètres intercommunaux pour définir plus précisément quel territoire est le mieux adapté à chacun", prévient le directeur qui insiste sur la qualité d'accompagnement.

Un fonds abondé par les entreprises

Concernant le tourisme, première source d'emplois du département, l'agence laisse la Région chasser la clientèle internationale et s'occupe de cibles de proximité. "Nous visons le triangle Lyon-Montpellier-Nice, cela passe par une campagne de communication dès novembre", précise Julien Martellini.

Des projets qui vont devoir être financés. Si le premier budget est au-delà des espérances, avec 1,6 million d'euros venus de subventions, l'idée est d'impliquer des financements privés. "Nous proposons un fonds départemental abondé par les entreprises, il est exclusivement dédié à des opérations d'investissement", détaille le directeur. Les principales entreprises bas-alpines ont d'ores et déjà répondu à l'appel, à l'image de Proman, L'Occitane, zChocolat ou Nicolosi Créations. Côté objectifs chiffrés, le but est d'atteindre 500 à 600 000 euros d'argent privé pour un budget total de 2 millions d'euros d'ici trois ans. Ce qui passera sans aucun doute par l'implantation de nouvelles entreprises. Ou comment boucler la boucle...

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