Pourquoi Bpifrance s’engage auprès des clubs sportifs régionaux

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(Crédits : DR)
Le 26 septembre dernier, Bpifrance annonçait un partenariat avec le Pays d'Aix Université Club handball (PAUC), scellant son quatrième partenariat avec un club sportif en région. Un investissement de la part de la banque des PME qui apparaît comme un moyen pour les clubs de sport de se développer, tout en dynamisant le tissu économique local.

Entrer dans la cour des grands. Pour un club de sport, cela passe par de solides relations avec le monde de l'entreprise et le PAUC l'a bien compris en nouant un partenariat avec Bpifrance. Né en 1953 sous la forme d'une petite association loi 1901, le club de handball natif d'Aix-en-Provence est longtemps resté universitaire, jusque dans les années 2000 où il a entamé un nouveau projet. "Nous avons décollé en 2007, date à laquelle nous sommes allés en deuxième division pour la première fois", se souvient Christian Salomez, président du club. Sous l'influence de Michel Salomez, son frère, des liens sont peu à peu tissés avec le monde de l'entrepreneuriat. "Nous avons besoin de l'entreprise, nous en sommes nous-mêmes une". Est alors créé le club business, aujourd'hui premier de la sorte en France en matière de chiffre d'affaire avec ses 280 entreprises adhérentes. Un nouvel essor est alors donné même si, nuance Christian Salomez, "nous sommes une jeune structure, avec un fort développement cette année (un budget de deux millions d'euros, NDLR) et nous avons besoin d'accompagnement". Et de se réjouir du partenariat avec Bpifrance qui arrive "à point nommé".

Soutenir les clubs sportifs dans leur développement

Car l'accompagnement des entreprises, c'est le métier de la banque d'investissement. Celle-ci propose également de mettre à profit son réseau. "Le club a très bien travaillé pour chercher des partenaires. Mais au-delà d'un rayon de 30 ou 40 km, il a plus de difficultés", observe Patrice Bégay, directeur exécutif de Bpifrance. Il s'agit donc de développer le réseau national, notamment auprès des annonceurs et de potentiels sponsors qui seront plus que nécessaire au club pour atteindre ses ambitions, dont celle d'accéder à la Champion's League d'ici trois ans. Un projet qui a séduit Patrice Bégay : "c'est un projet ambitieux dans la durée avec l'outil magnifique qu'est la nouvelle salle Arena (Le PAUC y est accueilli en résidence NDLR). Le club a aussi un réseau d'entrepreneurs en plein développement et met la formation au cœur de son projet". S'ajoute à cette dynamique la qualification du club en Coupe d'Europe. Et de vanter les qualités du président "qui a une ambition pour le collectif et aime relever des challenges". Conséquence, "nous allons les aider à doper tout ça et à créer une émulation positive".

Le PAUC rejoint ainsi la liste des 45 clubs partenaires de Bpifrance au niveau national, réunissant au total 11 000 entreprises. En région, on dénombre quatre partenariats de la sorte, avec le Cercle des nageurs de Marseille, le club de handball de Saint-Raphaël et le Racing club de Cannes dont le président, Agostino Pesce souligne l'intérêt : "Bpifrance est un partenaire historique grâce auquel nous participons à des workshops qui mettent en relation clubs sportifs et entreprises. Cela nous permet d'être une marque, un nom qui circule parmi les plus grandes entreprises françaises".

Le sport au service du tissu économique local

Un nom qui circule donc, et qui fédère aussi. Car si Bpifrance s'engage ainsi auprès des clubs, c'est parce qu'ils sont, selon Patrice Bégay, "des acteurs économiques puissants autour desquels on peut rencontrer de nouveaux clients, des partenaires, s'implanter dans de nouvelles régions". Un outil qui permet aux entreprises d'entretenir des relations autour de valeurs communes. "Les entreprises sont des sportifs de haut niveau", avec le goût du collectif du challenge.

Ces partenariats sont aussi un moyen pour Bpifrance d'affirmer l'importance des territoires. "Si une entreprise achète une page de publicité, c'est un oneshot. Ce qu'il faut, ce sont des relations de proximité, dans la durée". Or pour cela, "le territoire, c'est capital".

Et de convoquer l'exemple de la dernière Coupe du monde de football pour interroger : qui mieux qu'un club de sport pour fédérer ?

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