Emploi, digital et IT, on en est où ?

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(Crédits : GettyImages)
La transition numérique est le sujet de toutes les entreprises, qu'elles soient grandes, petites ou moins petites. Si l'effet de la digitalisation est toujours générateur de craintes, comment aborde-t-on les évolutions des métiers ? Pas si différemment que ça, selon la taille des organisations dit Samuel Masson, expert du sujet et créateur du forum MedinJob à Marseille.

La transition numérique - ou le virage selon l'expression que l'on préfère - est toujours un sujet, au choix, d'opportunité, de craintes, de remises en questions, ces dernières pouvant être positives ou négatives. Pourtant, le sujet revêt un point commun. "La transition numérique, quelle que soit la taille des entreprises, fait évoluer les métiers en interne. La pratique apporte également des outils aux salariés qui eux-mêmes font évoluer leurs métiers" indique Samuel Masson, qui organise chaque année un forum dédié au sujet, Medinjob, à Marseille.

Poser les bonnes questions

Et d'ailleurs "on se rend compte que les craintes ne sont pas fondées, que certaines sont même faciles à enlever", révèle Samuel Masson. La conduite au changement n'est ici pas un vain mot ni une vaine pratique. Car lorsque les évolutions sont appréhendées conjointement avec la direction, la direction des ressources humaines, les services IT et digital ainsi que les salariés, il y a plus de chance pour que la transition se passe sinon en douceur, bien mieux que si elle était subie.

"Cela pose la question organisationnelle. Est-ce au service IT qui traditionnellement porte les sujets d'informatique de gestion, de réseau de porter cette nouvelle organisation ? Comment est-elle partagée ?", explique Samuel Masson.

Qui pose une autre problématique : si l'on évoque souvent les bouleversements en interne entraînés pas la digitalisation, quid des effets entraînés en externe ?

"Le second pilier de la transition numérique est que vais-je faire, mettre en œuvre pour mes clients, mes adhérents ? Comment la digitalisation apporte-elle de la valeur à l'offre de services ?", indique Samuel Masson.

L'humain toujours

L'autre facteur essentiel est de ne pas oublier l'humain. "On sait que si l'on met l'humain au centre, on apporte de la valeur. Quelque soit la valeur ajoutée de l'IT ou du digital, l'important est comment cela va dans le sens du bien-être dans l'entreprise et chez le client. L'intelligence artificielle aide, mais elle ne remplace pas l'intelligence émotionnelle".

Surtout, toute invention technologique peut être la plus prometteuse possible, si elle n'est pas suivie d'usages, elle ne sera pas utilisée et sera abandonnée.

Malgré tout, les craintes sont encore prégnantes, pour cause essentielle "de méconnaissance", pointe Samuel Masson qui assure que la bonne question à se poser est celle de l'apport réel au salarié ou à l'entreprise. C'est là où interviennent les notions d'acquisitions de compétences et de fidélisation des talents.

Bon à savoir, les tendances IT et digital concernent le langage des objets, l'IA, la blockchain, le cloud, la sécurité, le big data et la mobilité (au sens terminaux que l'on emmène avec soi comme les smartphone ou tablettes).

Au final, ce qu'il faut retenir c'est l'effet large que permet la transition numérique, celui, promet Samuel Masson, de "créer des sociétés plus transverses, plus créatives, plus innovantes, faisant appel à l'intelligence collective". Certains diraient un mal pour un bien. What else ?

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