Comment Wor7d veut connecter le monde avec son tchat polyglotte

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(Crédits : DR)
Plus d’un mois après avoir lancé son tchat avec traduction instantanée, la start-up installée à Six-Four dans le Var, entame une phase d’accélération. D’abord avec un déplacement au Brésil puis avec une présence au CES Las Vegas.

Une application mi-moteur de recherche et mi-réseau social, c'est l'ambition de la start-up Wor7d, à prononcer "world", qui vient de lancer Konekto. L'idée, Lucas de Pasquale l'a eue au cours de voyages à l'étranger durant lesquels ce Varois de 31 ans souhaitait rencontrer des locaux ou des Français expatriés. "Il n'existe pas de site qui permet de trouver une personne qui nous correspond, j'ai donc décidé de l'inventer".

Concrètement, l'application permet de trouver les profils voulus grâce à des filtres sur l'âge, la nationalité, les centres d'intérêt.... Voilà pour l'aspect moteur de recherche, côté réseau social, Konekto possède un fil d'actualités avec les publications de ses "amis", ou d'utilisateurs géolocalisés à un endroit précis. L'application propose également un tchat avec une traduction instantanée, grâce à Google Traduction, pour casser la barrière de la langue.

Multiplier par 20 le nombre d'utilisateurs

"Nous voulons faire un réseau social qui peut aider, qui sert vraiment à quelque chose. L'intérêt de Konekto n'est pas d'avoir sa communauté d'amis, mais tout le reste, de découvrir le reste du monde", explique Lucas de Pasquale. Le nom de l'application est d'ailleurs la traduction de connexion en espéranto. Avec ce positionnement, l'entrepreneur espère se distinguer des géants du secteur comme Facebook.

Un peu plus d'un mois après son lancement, le 17 septembre pour la version commerciale, l'application compte 5 000 inscrits en France, Suisse, Belgique et dans les pays du Maghreb. Trop peu pour parvenir à construire un business model, l'utilisation étant entièrement gratuite. "Pour l'instant, nous avons des subventions et des revenus avec quelques publicités, mais j'aimerais réaliser une levée de fonds d'un million d'euros. Pour attirer les investisseurs, il faudrait 100 000 utilisateurs à la fin du premier trimestre 2019", avance l'entrepreneur.

Objectif Brésil

La start-up mise sur l'arrivée d'argent privé pour financer une campagne de communication, aujourd'hui principalement orientée sur quelques influenceurs des réseaux sociaux, afin de toucher le plus grand nombre. Parmi les cibles, figurent les jeunes, pas seulement les voyageurs, mais aussi les étudiants en recherche de stage à l'étranger ou de colocation. "Je voudrais faire de Konekto le système de correspondance dans les établissements scolaires", ajoute Lucas de Pasquale. Le spectre des potentiels utilisateurs reste très large, des entrepreneurs via le filtre profession, aux offices de tourisme.

Les prochains mois seront clefs pour la start-up de 4 employés en plus du fondateur, avec une présence au CES Las Vegas. Mais Lucas de Pasquale attend surtout son déplacement au Brésil fin novembre dans le cadre du French Tech Tour, pour lequel une quinzaine de start-up ont été sélectionnées par Business France, afin de profiter d'un accompagnement adapté pour ce pays. De quoi donner un coup d'aceleração.

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