Olivier Sassi : "L'Eco-Vallée est un exemple du savoir-faire français"

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(Crédits : DR)
Présente au SIMI, qui fait partie des rendez-vous qu'elle ne rate sous aucun prétexte, la vitrine des éco-technologies qui redessine l'entrée de Nice, va surtout y mettre en avant ce qui fait sa différenciation. Ce qui est une façon de confirmer le business modèle et d'attirer de nouveaux investisseurs.

Pour qui se promène à l'ouest de Nice, pas un mois sans que la physionomie de l'endroit ne change. Des bâtiments qui poussent, des infrastructures qui avancent... et un nouveau centre de vie qui prend peu à peu forme. Evidemment, Olivier Sassi ne boude pas sa satisfaction. Alors que le Simi ouvre ses portes ce 5 décembre, le directeur général de l'EPA Nice Eco-Vallée aborde ce nouveau rendez-vous parisien avec sérénité.

Mutation urbaine

C'est que l'Eco-Vallée prend sa vitesse de croisière. Les permis de construire de l'îlot Sogeprom - baptisé Nouvel'R - comme celui de Airport Promenade - 25 000 m2 de bureaux, logements et commerces - sont purgés et les travaux vont pouvoir démarrer dès l'année prochaine. C'est dans ce contexte que la ligne 2 du tramway a fait ses premiers aller-retour. "Dès l'an prochain, le centre-ville de Nice sera relié à l'Allianz Riviera" se réjouit Olivier Sassi. Il faut dire que la capacité à avoir des infrastructures en accord avec l'ambition du développement urbanistique, c'est bien sûr bien vu et même nécessaire pour être attractif. C'est dire si la Gare routière en devenir - dont le financement a fait dernièrement l'objet d'une convention - contribue à cet équilibre. "La mutation est palpable", convient Olivier Sassi. C'est qu'à côté des développements en cours, il y a l'activité des bâtiments déjà livrés ou bien avancés. Ainsi Anis par exemple, porté par Pitch Nice Côte d'Azur et qui prévoit 6 770 m2 de bureaux et commerces affiche un taux de remplissage de 60 %. Attendu aussi, Palazzo Meridia, porté par Nexity Ywood, permettra à la capitale azuréenne de revendiquer sur ses terres l'immeuble en bois le plus haut de France avec ses 35 mètres.

Triptyque vertueux

Tout va bien donc côté chantiers et constructions. Mais si le style architectural "Eco-Vallée" s'est imposé, la clé de la réussite de celui qui se présente comme une nouvelle centralitée, réside peut-être dans la capacité à lier bureaux, logements et commerces. Trois éléments typiquement dans le cœur des préoccupations des actifs aujourd'hui. "Sans cela, ça ne peut fonctionner" dit Olivier Sassi. Et c'est bien d'après le directeur général ce qui a séduit les propriétaires, surtout en travaillant sur un logement à prix maîtrisé. Quant aux commerces, l'idée est d'avoir un ensemble de "besoins satisfaits". A Joia Merida par exemple, un investisseur unique gère l'ensemble des rez-de-chaussée commerciaux, histoire d'assurer une certaine cohérence.

Mais pour se définir comme centre-ville il ne faut pas "que" du logement, du commerce et des bureaux. Il faut aussi la dimension éducation. Et ça, c'est le rôle que va jouer le Campus régional de l'apprentissage, dont le permis est purgé et qui est attendu pour la rentrée 2020. "L'Eco-Vallée valorise le triptyque entreprises-étudiant-logement", appuie Olivier Sassi. Indispensable pour justement se positionner comme un nouveau centre-ville.

Mais ce n'est pas tout. L'Eco-Vallée compte également développer une offre hôtelière. Ce sera le cas avec un Sheraton sur AirPort Promenade ou un Continental sur Unity. "Il existe un besoin de renouveau de l'offre que nous bâtissons en comblant le segment de marché qui n'est pas représenté", explique Olivier Sassi. Et puis sûr, "cela préfigure le futur Parc des Expositions". Là aussi, l'idée du concept innovant n'est pas loin, puisque "ces hôtels se tournent vers les nouveaux usages et les nouveaux services", comme des espaces dédiés au coworking par exemple.

Faire savoir le savoir-faire

"Nous tenons le calendrier", précise aussi Olivier Sassi ce qui est un signe de "crédibilité et de respect de ce que nous avions annoncé aux investisseurs" ajoute le directeur général, rappelant les "900 M€ d'investissement privé d'ores et déjà actés". Bien sûr, l'arrivée enfin confirmée d'Ikea "est un bon élément pour l'attractivité. Ce sont des projets qui s'intègrent dans une vision cohérente et globale", note Olivier Sassi. "L'extérieur ne perçoit pas encore suffisamment la mutation qui est en train de s'opérer. L'un des axes que nous nous sommes fixés c'est de le faire savoir. Car cette façon de faire de l'aménagement est un savoir-faire français".

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