Comment l'Aéroport Marseille Provence maintient son Cap

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(Crédits : Camille Moirenc)
Avec l’ouverture de 21 nouvelles lignes, la plateforme aéroportuaire espère atteindre 10 millions de passagers cette année. Pour y parvenir, la plateforme table sur l'élargissement de sa zone de chalandise.

Le hall B du Terminal 1 de l'aéroport Marseille Provence s'agite. Un avion vient d'atterrir et au milieu de la foule se mélangent accolades pour les voyageurs attendus et regards vers les panneaux de signalétiques pour ceux dont le trajet va se terminer par les transports en commun.

Si cette catégorie ne représente qu'1,6 million de passagers, elle affiche néanmoins une progression de 7,7 % en 2018 et de 100 % depuis 2010. Et la majeure partie des personnes ayant recours à ces transports en commun vient du territoire proche de l'aéroport, 50 000 personnes ont par exemple utilisé Ouibus pour se rendre à Marignane. "Nîmes, Montpellier et Toulon sont les villes qui remplissent le plus ces bus", détaille Julien Boullay, le directeur commercial et marketing de l'Aéroport.

De quoi donner des idées à la direction qui souhaite développer la zone de chalandise, un objectif qui s'inscrit dans le projet Cap 2025 lancé en 2016. Un appel d'offres pour une campagne de communication dans cette optique a d'ailleurs été lancé en fin d'année dernière.

Une stratégie sur l'international

Le but est de continuer d'accroître le trafic pour atteindre la barre de 11 millions de passagers en 2025. Pour l'instant, ils sont 9,4 millions à avoir emprunté l'un des deux terminaux en 2018, soit une hausse de 4,3 %.


L'international représente le principal relais de cette croissance du nombre de voyageurs avec un poids de 61% sur l'ensemble du trafic. "En 2003, le national représentait deux tiers de l'activité", rappelle Julien Boullay. Ce dernier souligne l'évolution stratégique de la plateforme publique avec le développement de ligne directe en Europe du Sud, à l'image de l'arrivée de Volotea, et l'accessibilité aux grands hubs européens, "grâce à Lufthansa, Francfort arrive directement cinquième de notre classement des destinations les plus prisées".

Un objectif au-dessus des prévisions

"L'aéroport Marseille Provence est en bonne santé", se réjouit Jean-Paul Ourliac, le président du conseil de surveillance de la plateforme. Pourtant, l'année dernière l'aéroport de Toulouse était passé devant Marseille en terme de trafic passager. "Rendez-vous en fin d'année", sourit Philippe Bernand, un président du directoire convaincu que cela ne durera pas.


Pour 2019, l'objectif est de se "rapprocher" des 10 millions de passagers, les prévisions étant inférieures. "Cela ferait de nous un aéroport qui compte en Europe", estime-t-il d'ailleurs. Pour parvenir à ses fins, la plateforme mise sur les 21 nouvelles lignes prévues dans l'année, dont la toute récente Marseille-Moscou qui doit rapporter "30 millions de retombées économiques directes", chiffre Julien Boullay, parlant "d'une projection basse" et voyant en 2019 "un cru exceptionnel". Avant d'entamer 2020 qui sera marquée par des travaux sur la quasi-totalité de l'aéroport. Une autre étape, pas moins stratégique.

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Commentaires
a écrit le 16/01/2019 à 17:13 :
Merci AH on voit bien sur le parking avion le nombre d'avions de cette compagnie

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