Pourquoi l'Adie veut en finir avec le gâchis (de talents)

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(Crédits : Stefan Stefancik / Unsplash)
En lançant sa toute première Semaine de l'entreprenariat, l'association veut faire passer un message clair : entreprendre c'est possible, même sans financement initial et sans diplômes. Suffit d'avoir des idées et de bien se faire accompagner.

C'est une nouvelle montée au créneau de la part de l'Association pour le droit à l'initiative économique. Et cette fois-ci, l'Adie n'y va pas par quatre chemins. Son slogan est limpide et c'est pour secouer toutes les bonnes volontés qui hésiteraient encore. "Stop au gâchis des talents" dit donc sa nouvelle formule. Clairement, comment encourager les porteurs de projets à oser sauter le pas et entrer dans l'entreprenariat si ce n'est en faisant comprendre que c'est le talent et les compétences qui comptent. Le reste - c'est-à-dire le financement, les relations... c'est l'Adie qui s'occupe de tout.

Réseau de solutions

Au-delà du slogan choc, l'Adie veut surtout surfer sur la vague d'un monde économique qui évolue et qui laisse, bien plus qu'auparavant, la place à l'autonomie, à l'entreprenariat particulier. Doit-on remercier la startup nation (ou la startup adoration) pour avoir mis en valeur cette façon libre et décomplexée d'entreprendre ? Sans doute que oui. "La startup nation écrase un peu le discours sur l'entreprenariat", reconnaît Sébastien Chaze, le directeur régional de l'Adie. Mais pour autant, "chacun peut entreprendre", insiste-t-il. "Si un porteur de projet est sûr de sa bonne idée, ça peut avancer". Dans des valeurs de "solidarité, de responsabilité, nous ne sommes pas dans l'assistanat. L'Adie est un réseau de solutions".

C'est cette évolution à la fois des mentalités et du monde économique qui poussent l'Adie à refondre sa stratégie de marque. "Nous sommes dans une période où l'entreprenariat est mis en avant. Nous refusons le gâchis des talents, nous voulons au contraire les révéler".

Pour ça il faut donc un slogan fort et combattre les idées reçues. Qui sont inlassablement les mêmes : pas de diplômes, pas de relation, pas de financement... pas d'entreprise. Une équation qui pour l'Adie ne tient pas la route. "Créer une entreprise c'est avoir une opportunité et s'en saisir".

Consolider

Surtout, le bilan 2018 démontre la place que la micro-entreprise prend dans le paysage entreprenarial. Ainsi dans le Sud, 1 080 personnes ont été financées, 802 pour un projet plus spécifique de création/développement, 278 pour un projet de retour/maintien en emploi salarié. Pour surtout ne pas gâcher les talents, il faut avoir s'appuyer sur des relais. "Nous travaillons sur la consolidation de nos partenariats", explique Sébastien Chaze. Avec Pôle Emploi, la CCI Marseille Provence et avec l'Ordre régional des experts-comptables notamment, pour être des relais et des prescripteurs essentiels à la diffusion de la bonne parole. Surtout que désormais, plus de limite d'âge : l'Adie peut accompagner toute entreprise, même celles de plus de 5 années d'existence. Le nerf de la guerre, c'est tout de même le faire savoir. "L'Adie n'est pas assez connue de ceux qui en ont besoin", note Sébastien Chaze. "L'objectif, est de créer un réflexe". La meilleure façon de ne rien gâcher.

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