Comment Monaco Côte d'Azur Business Hub se structure

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(Crédits : iStock)
Tourné vers le renforcement des liens entre les entreprises issues du tissu économique monégasque et celles du tissu économique azuréen, l'association de chefs d'entreprises déploie son réseau à Paris. Et réfléchit à davantage organiser la mise à disposition de compétences.

Sa volonté, dès 2013, était d'être un accélérateur de projets. C'est-à-dire de créer les bonnes connexions entre PME et startups, PME et grands groupes, grands groupes et startups... bref de créer de la synergie, selon l'expression consacrée. On se souviendra qu'en 2013, c'était tout juste l'éclosion du mouvement French Tech et que les initiatives d'open innovation - pléthore aujourd'hui - engendraient davantage la méfiance que le franc enthousiasme.

Surtout Monaco, forte de son industrie et de ses laboratoires, avait la volonté d'aller chercher des briques complémentaires et Sophia-Antipolis, avec sa caractéristique innovation ou Nice, également industrielle, semblaient être les parfaits partenaires pour générer des rapprochements gagnants-gagnants.

Acculturation à l'innovation

Six ans plus tard, le hub a pris ses aises. Fait partie de l'écosystème, poursuit les mises en relation. Et regarde vers Paris. Car un peu à l'instar d'une entreprise qui grandit, le MCABH se trouve à un tournant. L'association de dirigeants, cadres dirigeants, professionnels libéraux réunit une centaine d'adhérents, équitablement répartis géographiquement, 50 azuréens pour 50 monégasques. Parallèlement, les besoins et les attentes des dirigeants eux-mêmes se font, globalement, plus forts. A la fois parce que le réseau s'est structuré et parce que parallèlement, les entreprises elles-mêmes veulent plus. L'environnement économique a changé et ne ressemble plus - loin s'en faut - à celui de 2013.

Gourmands de croissance, les entrepreneurs, sont friands d'exemples concrets, d'échanges où il est possible de s'identifier.

C'est dans ce contexte que le MCABH s'est rapproché de TheIdeaStarterCompany, spécialisée dans la structuration de l'innovation et l'accès au marché. Egalement originaire de la Principauté, mais très présente à Paris, ce cabinet de conseil va ainsi accompagner les membres du MCABH dans leurs problématiques de croissance ou de positionnement sur un marché. En privilégiant le fond : "nous voulons soulever de réelles problématiques, ne pas rester uniquement sur la théorie", explique son dirigeant Lyonel Sireuille, confronté souvent à des entrepreneurs qui voudraient bien innover mais qui ne savent pas par quel bout aborder le sujet. "Nous voulons évangéliser les entrepreneurs, revoir avec eux la façon dont ils considèrent l'innovation. Car si celle-ci n'est pas dans la culture de l'entreprise, ça ne s'improvise pas".

Business pas as usual

Des rencontres entres dirigeants monégasques, azuréens et parisiens, à la Capitale, sont déjà organisées. Une façon de connecter les PME et les grands groupes entre eux sur des sujets de business développement et d'accès au marché. Une façon d'aller plus loin que la simple et agréable connexion entre personnes.

"Nous avons la capacité à faire se rencontrer les bonnes personnes au bon moment. Nous sommes capables de trouver le premier partenaire, d'aider à toucher le bon segment de marché", précise Yannick Quentel, président du MCABH créé avec Hervé Barbat, entrepreneur monégasque et Hervé Mangot, PDG de Saphelec, PME basée à Sophia-Antipolis. Dans un contexte général où l'on veut faire des startups des licornes, des PME des ETI, où la compétition devient de plus en plus mondiale, et où le regard sur l'innovation devient plus exigeant, tout est bon pour pousser les entreprises en dehors de leur zone de confort. Au-delà de la réthorique, c'est surtout une réelle question de croissance.

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