Les projets d’Alain Gargani pour la Cpme

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(Crédits : DR)
Le président de la Cpme 13 a annoncé sa candidature à la présidence au niveau régional. L’occasion de porter à un plus haut niveau ses projets pour l’organisation : agir au plus près des TPE/PME et faire entendre leur voix à tous les niveaux, même européen.

A son arrivée en 2013, il avait pour ambition de faire de la Cpme 13 une marque, une référence en matière de représentation des petites et moyennes entreprises. Six ans après, alors que l'organisation revendique 9 000 entreprises adhérentes, il se réjouit d'être, "une voix qui compte".

Pour parvenir à ce résultat, la Cpme a d'abord développé sa présence sur le terrain, organisant notamment le Trophée des entrepreneurs positifs. Elle a multiplié les rencontres, avec "125 réunions par an, contre 53 pour le Vaucluse", compare Alain Gargani. "On a fait le job. A mon arrivée, j'avais une armée de cent chefs d'entreprise à mes côtés. C'est comme cela qu'une force économique est née". Et de souligner aussi "le travail des bénévoles qui a créé une émulation".

Une marque qui compte

Des bénévoles qui tentent d'innover pour répondre aux besoins qui remontent du terrain. Actuellement, c'est évidemment la crise des gilets jaunes qui suscite de nombreuses inquiétudes. "Cela a eu un impact terrible sur l'économie, les commerçants ont perdu entre 20 et 7 0% de leur chiffre d'affaire. Ils ont le nez dans le guidon et n'ont pas forcément les bons réflexes. L'URSSAFF, les impôts proposent des aménagements pour les délais de paiement. La CCI, la Région ont également mobilisé des fonds. Mais les entrepreneurs ne savent pas tout ce qui est mis en place pour les accompagner". En cause : la diversité des acteurs, la complexité de certaines démarches, des conditions parfois strictes ... Alors pour aider les TPE-PME à y voir plus clair, la Cpme 13 va mettre en place une "brigade mobile", se déplaçant en bus, pour faire se rencontrer structures administratives  et entreprises affectées. Autre action qui se veut structurante : la création récente d'une commission tourisme, en plus des cinq déjà existantes, en partenariat avec l'UMIH13. Le but étant de "répondre aux problématiques locales, jouer collectif et faire aboutir des projets porteurs pour le tourisme de notre territoire".

Mais agir pour les entreprises, c'est aussi faire porter leur voix.

Donner de la voix

Au niveau local évidemment. En travaillant en bonne intelligence avec les autres acteurs. Par exemple, lorsque la Mairie de Marseille a voulu ouvrir une seconde zone touristique pour les ouvertures dominicales, alors que la première, au centre-ville, n'avait pas été satisfaisante faute de transports et de parkings, "nous avons réuni l'ensemble des forces syndicales et patronales pour exprimer notre désaccord. Le préfet nous a suivis".

Au niveau national, le syndicat se réjouit d'avoir fait adopter 55 amendements sur les 88 portés l'an dernier. Parmi eux, des mesures pour réguler les locations de type AirBnB ou encore le plafonnement des indemnités prudhommales. La confédération espère encore pouvoir influer sur divers sujets d'actualité, que ce soit la réforme du paritarisme ou la transition numérique des entreprises.

Mais la Cpme le sait : beaucoup se joue au niveau européen. Elle compte donc bien y jouer un rôle. "La PME n'est pas assez valorisée. Le 21 mars, nous allons échanger avec les syndicats salariés pour discuter des sujets à porter lors des élections européennes". Parmi eux : la question des travailleurs détachés, la stabilisation du statut des PME au niveau européen, avec l'édiction de règles communes, ou encore une harmonisation de la fiscalité. "Nous espérons être entendus pour faire porter la voix des TPE PME au plus haut niveau. Souvent on subit. Nous voudrions inverser la tendance".

Ambition régionale

Agir et se faire entendre. Une stratégie qu'Alain Garganti aimerait répliquer à l'échelle régionale en se présentant à la présidence de la Cpme PACA dont l'élection aura lieu le 24 avril. "Tout se passe à la région aujourd'hui. Il n'y a qu'à voir les budgets dépensés par les Conseils régionaux en matière économique. De plus, nous sommes au plus près des entreprises. Quand une information arrivera au niveau régional, nous pourrons immédiatement la leur faire connaître".

Si les axes forts de son projet restent à définir, Alain Gargani a néanmoins pour ambition, comme au niveau départemental, de "faire imprimer la marque Cpme en région". Et de dire s'inspirer d'un modèle : la Région Auvergne Rhône Alpes où de nombreuses actions ont été mises en place pour les startups, et où des passerelles ont été créées entre entreprises et établissements scolaires.

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