Qui pour Carambola ?

 |   |  507  mots
(Crédits : DR)
Imaginée par le cabinet LC Architectes, basé à Villefranche-sur-Mer, cette tour à la forme du fruit dont elle porte le nom, se veut innovante dans le fond et la forme, avec surface en sous-sol réduite et ascenseurs de voitures notamment. Si elle a été conçue pour les pays chaud, c'est pourtant de l'est de l'Europe que se manifestent les intérêts.

Comme tout projet innovant et à visée internationale, c'est au MIPIM que Carambola a dévoilé sa forme particulière - tout en rondeur et évidée au centre - et ses mensurations : 220 mètres de hauteur, 40 étages et 123 000 m2 de surface utile. De sacrés arguments, tout au moins du point de vue de son concepteur Eric Raps. C'est en vacances sous des cieux exotiques que l'architecte français puise l'inspiration dans la carambole, ce fruit ovoïde qui, découpé, prend la forme d'une étoile. Transposé à l'univers de l'architecture, cela donne un bâtiment en rondeur, avec un entre élargi et une répartition des bâtiments en cinq branches, repensée.

Concentré d'innovations

Le concept, c'est de permettre de réunir dans un lieu, tous les services nécessaires et de réduire la surface du sous-sol. Plutôt que de creuser un parking dans les profondeurs, les véhicules sont "hissés" dans les étages, via des ascenseurs afin d'être stationnés derrière chaque appartement.

Au centre de l'immeuble, halte-garderie, centre commercial, pôle médical, boutiques... se répartissent l'espace. En hauteur, c'est le melting-pot : appartements plutôt spacieux - de 160 à 250 m2 - et hôtel, initialement prévu pour s'installer sur les 18 premiers étages. Sur le toit, hélistation et terrasse panoramique. Et bien sûr la touche d'innovation qui va bien : éclairage du centre de la tour par fibre optique solaire, électricité produite par des turbines internes, eau chaude sanitaire fournie par des capteurs solaires, et la touche verte indispensable avec la végétalisation des façades.

Avec ce pedigree, évidemment que Carambola a été pensée pour s'installer au sein des pays et contrées où de telles prestations trouvent preneur. Dans l'idée d'Eric Raps l'idée c'est "de la poser au bord de l'eau". C'est même avec cette perspective d'intéresser des investisseurs étrangers qu'il a dévoilé les formes et le principe de Carambola sur le stand de Green Planet Architects, réseau international d'architectes engagés dans le durable.

A l'est plutôt qu'au sud ?

Si l'on imagine très bien Carambola à Monaco ou Mexico par exemple, c'est pourtant d'autres intérêts qui se sont manifestés, notamment ceux originaires des pays de l'est. Ce qui a surpris Eric Raps. Qui travaille à repenser le bâtiment en fonction de cette nouvelle donnée. Pour le cabinet azuréen, qui emploie 7 personnes et à plutôt l'habitude de la villa individuelle haut de gamme et du petit résidentiel, c'est aussi un challenge. "Nous sommes en pleine modification afin de correspondre aux intérêts exprimées" dit Eric Raps. Intercontinental aurait manifesté son intérêt... La Carambola Tower aura-t-elle autant de succès que sa "voisine" la Tour Odéon de Monaco - 170 mètres et 49 étages sous la toise -, qui est certes spectaculaire mais n'avait pas fait que des heureux (merci l'ombre portée) ?

Toujours est-il qu'elle s'exposera à nouveau au MIPIM 2020. Sauf si elle trouve investisseur d'ici là...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :