Pierre-Edouard Berger : "Le Club Marseille Métropole est un club qui compte"

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(Crédits : DR)
Réunir des forces vives, s'interroger sur le devenir du territoire métropolitain, contribuer à faire bouger les lignes… Volontaire sur l'engagement dans les sujets qui fâchent et ceux qui confortent, tel est le rôle d'un club qui rassemble, dit son président, des influenceurs et non des spectateurs.

Un club qui réunit des entrepreneurs, c'est toujours une concentration de volonté et d'idées qui émergent. C'est vrai pour beaucoup de sujets et c'est le fondement avoué du Club Marseille Métropole. Né Club Marseille La Découverte en 1997, il voit le jour à la veille d'un événement économique majeur, la Coupe du monde de football 1998, auquel Marseille prend part. Pas anodin. Il fallait réunir des hommes de bonne volonté, prêts à profiter de l'aura de l'événement pour faire rayonner la force économique du territoire. Vingt ans plus tard, dans le fond, rien n'a changé. C'est toujours l'intérêt économique qui prime et c'est ce que défend son président depuis 2012, Pierre-Edouard Berger. Entre temps, le Club est devenu Club Marseille Métropole, histoire de coller à la réalité du terrain.

Informer et confronter

Le fondement du club n'est pas d'être dans le contentement béat, déclare Pierre-Edouard Berger qui n'oublie pas de préciser que beaucoup reste encore à faire. C'est d'ailleurs la raison d'être des commissions qui ont été créées, dont celle de l'emploi par exemple. "Il existe une méconnaissance des dispositifs de formation. Notre rôle est de contribuer à une meilleure information de nos adhérents". Même motif, même constatation en ce qui concerne la commission Innovation et Environnement qui se penche avec intérêt sur les sujets de la RSE, de l'énergie, des déchets et de l'urbanité. La thématique Smart City, tellement évoquée, est-elle suffisamment bien connue ? "Nous interrogeons nos adhérents sur la connaissance qu'ils en ont et sur ce qu'ils sont prêts à faire", pose Pierre-Edouard Berger.

Pour faire avancer les réflexions, il faut parfois bousculer ou poser des questions différemment. C'est typiquement ce que tentent de faire les conférences organisées autour d'une personnalité connue mais au profil parfois éloigné du monde de l'entreprise. Comme avec Akhenaton, par exemple, Marseillais et membre du groupe I AM. "Confronter notre monde économique à un rappeur qui a une vision du territoire", cela est totalement dans l'ADN du club estime son président. Ça doit donc aider à faire bouger les lignes.

Savoir aimer

"Nous sommes un Club d'influenceurs qui aiment profondément ce territoire. Nous ne sommes pas spectateurs. Nous voulons aider et soutenir son développement", appuie Pierre-Edouard Berger. "Nous sommes consultés, nous sommes regardés. Nous pouvons être le liant entre politique et monde économique", un peu comme cela a été le cas en 2015, lorsqu'un appel "positif" du monde économique réclame la concrétisation de la Métropole. Sur la question de la mobilité, épine dans le pied ô combien prégnante, "la Métropole nous a demandé d'avancer sur quelques sujets" précise Pierre-Edouard Berger, rappelant que tout est lié puisque "la mobilité pénalise l'emploi". Et puisqu'on parle Métropole, c'est aussi vers Aix-en-Provence que le Club entend nouer des liens plus forts. "Nous devons réfléchir ensemble sur des sujets communs afin d'être pertinents". Le Club lui-même réfléchit aussi à sa propre évolution. "Le conseil d'administration n'est pas une chambre d'enregistrement. Il existe de vrais débats", insiste Pierre-Edouard Berger. "Le club doit vivre, il doit être consommé. Nous sommes là pour servir".

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Commentaires
a écrit le 26/04/2019 à 15:59 :
Très bon article.

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