Un an après, où en est Team Sud Export ?

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(Crédits : DR)
Douze mois après son lancement, le dispositif destiné à accompagner les entreprises sur les marchés étrangers, semble ravir la Région, la CCIR et Business France, qui l'ont porté sur les fonts baptismaux. Les premiers objectifs sont atteints et beaucoup d’espoir est nourri pour la suite.

Lancé par la Région, la CCIR et Business France, Team Sud Export prend de l'épaisseur. Depuis presque un an, ce dispositif, qui s'inscrit dans la volonté du gouvernement de réformer son commerce extérieur et notamment l'exportation, accompagne les entreprises du Sud. Si Provence-Alpes-Côte d'Azur s'est portée pionnière, avec la Normandie, pour tester ce dispositif, c'est que le commerce extérieur sous-performe.

"Nous ne sommes pas bons, les chiffres ne sont pas au rendez-vous", reconnaît Caroline Pozmentier, vice-présidente de la Région déléguée aux relations internationales. Provence Alpes Côte d'Azur est 8ème sur l'export, au coude-à-coude avec Nouvelle-Aquitaine. Charge donc à Team Sud Export de remédier à cela.

Pour l'instant, les objectifs sont tenus. 4 000 sociétés ont profité d'un accompagnement personnalisé avec un référent unique. Concernant l'accélérateur dédié, qui permet de financer, dix-huit entreprises en ont bénéficié. Soit un peu moins que le chiffre espéré, à savoir vingt, lors du lancement du dispositif. "Nous avons investi 324 000 euros et nous allons voter un budget supplémentaire de 534 000 euros qui permettra à 34 nouvelles entreprises de bénéficier de cet accélérateur", détaille Caroline Pozmentier. A terme l'objectif est d'atteindre les 70 sociétés financées.

"Nos équipes jouent le jeu"

Après une année d'activité, la vice-présidente estime qu'il s'agit pour l'instant d'un "bilan d'étape pour savoir ce qui est fait". Pour Christophe Lecourtier, directeur général de Business France, "ces tests nous permettent de savoir que cela marche". Concrètement, cela se traduit par une entreprise déjà exportatrice qui franchit une ou deux marches de plus grâce à cet accompagnement, mais aussi par la prudence en conseillant par exemple à une société de commencer sur un marché étranger plutôt qu'un autre pour éviter des contraintes trop importantes.

Et ce n'est que le début. Cette année nous sert à nous organiser", explique-t-il. "Mais ça y est, c'est en marche, des hommes et des femmes incarnent notre philosophie, celle de trouver des solutions pour les entreprises". Roland Gomez, président de la CCIR, abonde : "Nos équipes jouent le jeu de travailler ensemble".

En région Sud, 25 collaborateurs sont sur le pont. "Quinze personnes s'occupent de l'accompagnement, avec chacun un portefeuille de 200 à 300 entreprises, trois travaillent sur les salons ou voyages et enfin cinq pour le networking, notamment pour trouver des financements", détaille Jean-Daniel Beurnier, président de la commission CCI International.

L'importance des délégations

Celui qui également PDG d'Avenir Telecom insiste sur l'importance d'inclure les entreprises des lors des délégations politiques à l'étranger. "Il y a vraiment besoin de les faire partir, cela permet de créer des liens entre nous, mais aussi de développer le business et les relations pour l'export. Les premiers VRP de nos entreprises ce sont les politiques", avance-t-il.

Au-delà des investissements financiers, Caroline Pozmentier souligne le travail réalisé sur cet aspect de la représentation. "En 2017, 140 entreprises ont bénéficié des missions ou salons, en 2018 nous sommes déjà à 350 sociétés". Un nombre à la hausse qui ne traduit pas seulement les premiers effets de Team Sud Export mais aussi d'un travail en amont. Pour connaître les retombées du dispositif, il faudra encore un peu attendre. Christophe Lecourtier donne "rendez-vous début 2020 pour donner des résultats d'impact sur le chiffre d'affaires et l'emploi". Des données toujours très précieuses...

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