Comment Rising Sud déploie la théorie du rayonnement

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(Crédits : DR)
Avec son nouveau nom et une feuille de route précisée, l'agence de développement économique de la région s'active à la fois sur le soutien au développement aux entreprises et à la meilleure visibilité du territoire. Une mission vaste mais où il est question de ne pas se disperser.

Cela fait à peine quelques mois que l'agence de développement économique régionale profite de sa nouvelle identité. Adieu l'ARII, voici Rising Sud, un nom pensé pour se comprendre à l'international, n'en déplaise aux esprits chagrinés par l'anglicisme. Quand on veut prospecter à l'étranger, c'est plus pratique et surtout plus porteur. L'international, c'est au final l'un des axes prioritaires de l'agence. Que ce soit pour aider les entreprises à passer le cap de l'export et trouver des relais de croissance au delà du marché local ou pour mettre en avant la richesse des filières économiques du territoire, c'est quand même beaucoup sous les autres cieux que Rising Sud agit. Un nom qui va bien, c'est du temps et des opportunités gagnés.

Ce que ça dit surtout c'est que l'agence avait sans doute besoin de clarifier ce qu'elle était et ce qu'elle faisait. On retiendra ses deux grandes missions ainsi présentées : "accélérer nos entreprises, faire grandir nos territoires".

Panoplie complète

En concret dans le texte, Rising Sud gère Sud Accélérateur, un programme, comme son nom l'indique, qui doit faire prendre de la vitesse aux PME dites en forte croissance. Durant 24 mois, les futures ETI - car le but final est celui-là - sont coachées tout autant que leur dirigeant. Structuration, mise à plat de la stratégie, levée de verrous... Un tout, qui, Bernard Deflesselles, le président de l'agence, l'assure "fait envie à d'autres régions", lesquelles regardent avec envie un dispositif, mené avec bpifrance, qui a concerné 8 entreprises pour sa promotion 2017-2019.

Mais Rising Sud est aussi à la manœuvre du Pass French Tech, le label qui repère les futures licornes. En 2018, elles ont été 15 entreprises innovantes à pouvoir s'en targuer. Moins médiatisé, Med4Scale-up, financé par l'Europe, est dédié aux sociétés en hyper-croissance qui se trouvent à un moment de leur développement, à la fois prometteur et sensible. Trois jolies pépites du Sud l'ont éprouvé.

Il y a aussi les Bootcamp - le prochain sera new-yorkais, dès ce mois de juin, après avoir été californien et avant d'être peut-être chinois avec comme philosophie celle de "maturer les entreprises qui, seules, ne pourraient percer un marché export", indique Bernard Deflesselles. On retiendra peut-être deux chiffres qui résument le tout : 23 accélérations d'entreprises à fort potentiel et 200 entreprises accompagnées à l'international en douze mois, CES Las Vegas y compris.

Effet aimant

L'autre mission de Rising Sud, c'est donc de promouvoir le territoire. De faire venir à soi les entreprises exogènes. Là aussi, la mission est vaste et la concurrence accrue. 2018 n'a pas déméritée, engrangeant +18 % de projets d'implantations étrangères, avec exactement 79 décisions d'investissement actées pour 1 646 emplois créés ou maintenus. Le rapprochement avec la Californie, où les liens sont noués autour des biotechs et du maritime, contribue à rendre Provence Alpes Côte d'Azur attractive. De même, les 8 OIR - on rappellera l'un de ses objectifs qui entend attirer 500 entreprises nouvelles sur le temps de la mandature actuelle de Renaud Muselier - jouent leur rôle dans la capacité à attirer et voient d'ailleurs 20 nouveaux projets être soumis au prochain comité de financement, fin juin.

"Le Sud est la première destination après Paris pour accueillir les centres de R&D", précise le directeur général de l'agence, Jean-François Royer.

Et maintenant ?

Dépoussiérée, affinée, la stratégie de Rising Sud doit pour autant monter en puissance. C'est ce qui est notamment inscrit à l'ordre du jour de 2019. Et pour renforcer l'existant, c'est vers davantage d'activités d'intelligence économique que tend l'agence, ce qui signifie veille économique et prospective. "Nous allons renforcer la chasse aux grands comptes déjà entamée lors de Choose France (le sommet organisé en janvier à Versailles et qui a réunit 150 chefs d'entreprises étrangers NDLR). Nous réitérons l'expérience lors du Grand Prix du Castellet, fin juin", annonce Bernard Deflesselles. "Notre ambition est de faire de la croissance. Nous sommes en phase de conquête". Apparemment, cette stratégie affinée est visible. C'est ce que souligne Jean-François Royer pour qui le "vrai changement de braquet" effectué, se "ressent notamment dans les discussions que nous avons avec les fonds internationaux". "Nous avons choisi nos objectifs comme une entreprise" insiste Bernard Deflesselles. Croissance, veille, développement, export... Rising Sud - entreprises : combat commun.

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