Tertium (re) passe à l'offensive

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(Crédits : DR)
Avec son second véhicule d'investissement baptisé Tertium Croissance, le fonds régional poursuit sa philosophie d'accompagnement des entreprises présentant un fort potentiel de développement. Et cette fois-ci c'est via une PME axée sur les nouveaux usages en RH et paie, NOVRH.

Il avait été annoncé en juillet 2018. Presque un an plus tard, Tertium Croissance passe de la théorie à la réalité. Deuxième véhicule du fonds Tertium, il porte la même philosophie que le premier véhicule, financer le développement des entreprises régionales à fort potentiel de croissance.

Sauf que Tertium Croissance est encore plus ambitieux. Dans sa dotation notamment. Là où Tertium I avait injecté 22, 6 M€ dans les 8 prises de participation réalisées, Tertium Croissance en envisage une quinzaine, mais surtout fait grossir sa dotation, qui devrait a minima atteindre 60 M€.

"Nous sommes à un closing intermédiaire de 50 M€", détaille Pierre Grand-Dufay. "Nous poursuivons notre levée pour dépasser 60 M€. La clôture se fera à l'automne, au plus tard en fin d'année". Car si le tour de table pouvait être plus important encore, cela irait bien à Pierre Grand-Dufay pour qui une dotation de 80 M€ correspond "à la bonne taille pour la région".

Parmi les investisseurs, on ne change pas une formule qui gagne et qui unit partenaires institutionnels - en l'occurrence Bpifrance, la Caisse d'Epargne CEPAC, Arkéa Capital et AG2R La Mondiale - et entrepreneurs régionaux.

Le périmètre d'intervention- certes régional - comprend tout de même un périmètre couvrant Montpellier, Lyon, Nice. "Nous ne sommes pas un fonds thématique", rajoute Pierre Grand-Dufay.

Choix tactique

En devenant actionnaire minoritaire à hauteur de 30 % du capital de NOVRH, Tertium Croissance réalise donc un premier investissement, qui dit beaucoup de sa philosophe. Editeur de logiciel SIRH et de paie, basé à Marseille, cette ETI de 55 collaborateurs qui réalise un chiffre d'affaires de 4 M€, née en 1986, a été rachetée par l'actuel dirigeant, Gil Couyère en 2012. Elle fournit sa solution aux entreprises de taille intermédiaire, une soixantaine, réparties sur le territoire national. Le choix de Tertium s'explique par le contexte marché. "NOVRH a le bon produit, la bonne vision du marché et connaît un rythme de croissance soutenu. Il existe un contexte économique favorable au recrutement où la digitalisation est indispensable. L'intelligence artificielle va être intégrée à la solution ce qui va produire un bouleversement. La législation est également favorable à l'externalisation de ces tâches", note Pierre Grand-Dufay.

L'oxygène financier apporté par Tertium Croissance va permettre à NOVRH de poursuivre sa R&D.

Garder le rythme

Tertium Croissance est donc désormais dans les startings blocks. Trois autres dossiers sont en cours d'analyse. "Nous espérons investir au moins 3 fois dans l'année", précise Pierre-Grand-Dufay. Les projets seront issus de secteurs différents, seront de tailles différentes et à des stades de développement différents. "Nous ne sommes focalisés sur aucun secteur ou thématique".

Pour grandir, Tertim lui-même s'est structuré, accueillant au sein de son équipe une avocate spécialisée en droit financier notamment et comprenant 2 analystes. Soit au total une dizaine de collaborateurs. Un comportement qui inscrit le fonds régional créé en 2012 par Pierre Grand-Dufay et Stéphane Assuied, dans la mouvance national du capital-investissement qui semble connaître un bon comportement comme devraient le révéler les chiffres de France Invest publiés prochainement. Ce qui est avant tout une bonne nouvelle pour les entreprises...

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