Stratégie de diversification accélérée pour la CCI Nice Côte d'Azur

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(Crédits : DR)
Secouée dans son business modèle traditionnel par les coupes budgétaires imposées par l'Etat, la chambre consulaire azuréenne s'est assez vite engagée dans une réflexion sur le choix de nouveaux axes de développement. Un travail au long cours mais qui amène l'institution à affiner son action sur le terrain.

Les chambres de commerce et d'industrie sont-elles mal aimées ? Les coupes budgétaires imposées - de force donc - par le gouvernement a secoué bien des institutions consulaires, remettant de fait, en cause, leur business modèle traditionnel. Si dire que c'est un mal pour un bien serait exagéré, toujours est-il que pour demeurer au service des entreprises - leur cœur de métier diront-nous si les CCI étaient des PME - il leur a bien fallu imaginer des axes de développement autres, certains sur lesquelles elles n'avaient pas forcément insisté, d'autres, qu'elles ont du développer.

Les DSP, encore

Une stratégie que Jean-Pierre Savarino avait déjà senti lors de sa prise de fonction et qui constituait un des éléments de ce qu'il appelait alors son projet d'entreprise, baptisé Cap21.

Depuis, il a donc fallu passer à l'action. Et la CCI NCA s'est montré assez offensive, prenant part notamment au projet Port Vauban 21, une DSP qui lui permet, avec ses partenaires dont la Caisse d'Epargne Côte d'Azur et la Caisse des Dépôts de construire un port du IIIème millénaire à Antibes. Les DSP, c'est justement un axe que Jean-Pierre Savarino compte continuer à développer. "Nous aurons de plus en plus en positionnement sur les délégations de service public qui touchent des réalisations, portuaires ou autres. Nous ne nous limitons pas. D'autant que les nouvelles lois nous incitent à cela. Nous le ferons dans une démarche partenariale, sur différents types de projet, qui peuvent concerner l'innovation d'entreprise, la mobilité, les déchets..."

Apporteurs d'idées

Autant de sujets qui sont synonymes de problématiques pour le département et parfois de façon plus accrue, pour les entreprises. Ce que veut la CCI Nice Côte d'Azur c'est être présente et active sur les sujets qui inquiètent ou font le quotidien de l'entrepreneur. Le rapprochement effectué entre la chambre consulaire et l'UPE06 que préside Philippe Renaudi est loin d'être anodin, sur ces sujets entreprenariaux. La bonne entente entre les deux institutions - et les deux présidents - se révèle être un gage de plus grande efficacité lorsqu'il faut prendre position sur les sujets sensibles. C'est par exemple ensemble que CCI et UPE 06 ont fait part de leur Pacte Eco, initiative lancée pour la quatrième fois et pour la seconde fois avec l'UPE. L'idée c'est de profiter du temps électoral pour sensibiliser encore plus les candidats aux grandes problématiques. "C'est un système ouvert", précise Jean-Pierre Savarino. "Cela permet d'une part d'informer sur les problèmes des entreprises mais le tout est consultable par tout un chacun. Cela permet de constater ce sur quoi le candidat s'est engagé", poursuit le président consulaire. "Nous ne sommes pas des censeurs mais des apporteurs d'idées".

Et puis, "le politique répète souvent que la richesse créée vient des entreprises, rappelant leur importance dans la vie économique, territoriale et régionale", souligne le président. Le moment où jamais de le prouver...

Surtout, c'est l'indépendance financière que vise Jean-Pierre Savarino. "Mon objectif c'est de rendre la CCI Nice Côte d'Azur indépendante dans les 5 années à venir, en se positionnant sur des marchés d'intérêt général sans se positionner comme concurrents sur le marché privé".

Et c'est précisément pour renforcer notoriété et visibilité qu'une campagne de communication s'affiche depuis quelques jours. Un premier volet qui cible le grand public avant un second round, prévu en 2020, qui appuiera plus fortement sur son rôle et ses missions. Voulue comme décalée, réalisée en interne par le service marketing-communication, elle a pour objectif de justement dépoussiérer l'image peut-être surannée d'une vieille dame de l'économie. Et comme le changement c'est maintenant, il faut aussi savoir le dire. Un exercice pas simple mais indispensable...

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