Ce business-modèle qui confirme le concept de Vitibanque

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(Crédits : Pixabay / CC)
Initiée il y a deux ans, cette marque développée par la Caisse d'Epargne Côte d'Azur fait la preuve de son concept. En adressant spécifiquement la filière viticole, l'établissement bancaire renforce sa diversification et grignote des parts de marché. Une opération rentable qui devrait prendre de l'ampleur.

Lancée en 2017, quelques mois après Luxury Properties, sa première tentative de diversification sur une filière précise - en l'occurrence l'immobilier de luxe - Vitibanque ne déçoit pas. Consacrée au financement du secteur viticole, la marque semble avoir trouvé sa place dans un marché détenu majoritairement par des acteurs bancaires historiques. Il y a deux ans, l'idée était de structurer une offre qui existait déjà mais qui n'était pas visible, pas "marketée" comme telle. Un centre d'affaires- basé dans le Var -  et des conseillers dédiés plus tard, c'est chose faite. "Nous avons mené une étude de marché afin de mieux définir ce que faisait déjà nos concurrents mais aussi notre groupe via les établissements bancaires positionnés avec une offre en viticulture", expliquait alors Jacques-Olivier Hurbal, membre du directoire en charge de la Banque des décideurs en région. La volonté bien sûr, étant d'être présent sur l'ensemble de la chaîne de valeur.

Rentabilité confirmée

En 24 mois, 95 M€ de crédit ont été distribués, autant sur des prêts longs et courts et l'établissement bancaire de revendiquer par ailleurs posséder 15 % du marché.

"Nous avons à la fois traité les sujets de viticulture pure mais nous avons également accompagné le dirigeant", détaille Jacques-Olivier Hurbal, pas mécontent que l'initiative de diversification porte aussi vite ses fruits. D'autant que "Vitibanque est rentable". Un satisfecit qui valide donc le business-modèle engagé. "Nous continuons à avoir des demandes. Le milieu de la viticulture est un milieu où le bouche à oreille fonctionne énormément, où l'on réseaute aisément. Vitibanque est connu et permet d'irriguer d'autres marchés".

Modèle duplicable

Au point que Vitibanque essaime. Le modèle, qui a donc fait la démonstration de sa pertinence, intéresse d'autres Caisse d'Epargne disséminées sur le territoire hexagonal. C'est déjà le cas en Pays de Loire, et cela devrait l'être bientôt en Bourgogne ainsi qu'à Bordeaux. Mais au-delà de Vitibanque, c'est toute la stratégie de la Caisse d'Epargne Côte d'Azur qui s'en trouve confortée. Egalement positionnée sur le segment de la parfumerie - sans pour autant avoir créé de marque dédiée - la banque finance les plantes à parfum, l'horticulture... et pourquoi pas l'agriculture ? C'est ce dernier secteur qui intéresse grandement Jacques-Olivier Hurbal. "C'est un mode de fonctionnement similaire à la viticulture" et c'est aussi un secteur où le sujet de transmission d'entreprise n'est pas anodin.

Fois deux

Concernant Vitibanque, l'objectif est de conquérir 1/3 du marché, "donc de doubler le poids que nous représentons actuellement. Nous voulons pénétrer d'autres marchés et atteindre 10 M€ à 3 ans". Entre temps, Nautibanque, lancé en septembre lors du Yachting Festival de Cannes aura lui aussi pris sa vitesse de croisière. Le sport-santé est également le prochain sujet sur la table. "Les relais de croissance fonctionnent bien", se réjouit Jacques-Olivier Hurbal. "Notre modèle fait tâche d'huile dans le groupe". Un groupe qui dit vouloir être attentif aux nouveaux besoins. "Si chaque région exploite les spécificités de son territoire, nous devrions continuer à nous différencier".

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