Olivier Sassi : "En devenant un vrai bassin d'emploi, Nice Eco-Vallée valide sa stratégie"

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Anis, immeuble de près de 7 000 m2, est nommé aux Grands Prix SIMI
Anis, immeuble de près de 7 000 m2, est nommé aux Grands Prix SIMI (Crédits : DR)
Alors qu'il souffle ses dix bougies, l'EPA engrange des bonnes nouvelles et des chiffres qui démontrent que la vision n'opposant pas économie et écologie semble avoir été la bonne. Un positionnement qui continue de plaire aux investisseurs, de tout type, explique notamment son directeur général.

Ces prochains jours, l'Eco-Vallée sera aussi parisienne, présente comme chaque année au SIMI, le salon, avec le MIPIM, où elle se montre volontiers. Une nouvelle participation qui prend une autre dimension. Cette année, Anis, l'immeuble porté par Pitch Promotion, mêlant bureaux et commerces sur près de 7 000 m2 est nommé aux Grands Prix SIMI en catégorie immeuble neuf de plus de 5 000 m2. Une sélection qui pour Olivier Sassi résonne évidemment comme une reconnaissance. Mais qui surtout se produit au moment même où une enquête menée par la Chambre de commerce et d'industrie Nice Côte d'Azur via son Observatoire Sirius indique que Nice Eco-Vallée est devenu un bassin d'emploi attractif. 8 000 établissements recensés génèrent 60 000 emplois, avec un taux de croissance de 12,42 % soit, souligne Olivier Sassi, "4 fois plus que le taux national". Ce qui fait surtout dire au directeur général que la vision est validée et qu'il existe un véritable "changement d'échelle".

"Au moment où la vie prend"

L'année des dix ans a d'ailleurs été particulièrement active. Livraison des lignes 2 et 3 du tramway, la L3 desservant justement l'Eco-Vallée, Connexio (qui a été le premier bâtiment mis en chantier dans le Grand Arénas), livré tout comme Unity, qui propose bureaux et hôtels... Pléiade & Odyssée, l'immeuble de logements signé Jean Nouvel qui accueille ses premiers habitants, Palazzo Meridia, qui revendique le titre de plus haut immeuble en bois de France, qui a fini sa construction... Inphiny, l'institut de physique de Nice qui a posé sa première pierre dernièrement, l'Imredd, livré cette fin décembre... A cela s'ajoute les travaux, entamés, de la nouvelle gare ferroviaire. "Cette nomination aux Grands Prix Simi arrive au moment où la vie prend", résume Olivier Sassi.

Le SIMI, comme le MIPIM, représentent bien sûr des moments où il fait bon se montrer aux investisseurs. Mais sur son modèle même, Nice Eco-Vallée entend montrer que c'est un mix qui le porte. Certes, les grands groupes y ont posé des centres décisionnels mais les startups aussi ont choisi l'endroit. Vulog, Volumic 3D, Inalve... "L'une de mes convictions c'est que les utilisateurs sont intéressés par ce qui les touche. Et ce qui les touche c'est notamment l'emploi". Confère plus haut donc... "L'Eco-Vallée représente le moteur économique de la Métropole. Et les résultats chiffrés, valident ce développement. Il est question d'économie et d'écologie en même temps".

Ecologie pas versus économie

Car il est bien sur question d'attractivité. Si le tourisme demeure un axe évident de développement économique, Nice Eco-Vallée joue la carte de la diversification vers l'industrie. Et vers l'agriculture aussi. Ainsi le PLUm, le plan local d'urbanisme métropolitain "renature des zones constructibles", souligne Oliver Sassi. "Nous fermons des zones urbaines pour renforcer la nature et l'agriculture". Ainsi le PLUm permet-il d'augmenter de 80 hectares les zones agricoles et de 35 hectares les zones  naturelles. Les parcs, ces zones vertes qui parcourent le périmètre, "incorporent des innovations pour traiter les eaux pluviales", indique Olivier Sassi. Qui rappelle que le référentiel qualité environnemental crée de l'appétence, autant au niveau de l'Etat que pour l'appliquer aux pays méditerranéens. Ce référentiel, créé exprès pour l'Eco-Vallée, a été défini par l'Etat, l'Ademe, les collectivités, les maîtres d'œuvre et les maîtres d'ouvrage... Il est évolutif en fonction de la réglementation et du retour d'expérience. Quel regard, alors, portent les investisseurs ? "Nous suscitons beaucoup d'intérêt pour les projets. Les immeubles sont pleins. Si nos clients directs sont les promoteurs et les architectes, nous pensons avant tout à l'utilisateur final. Le nerf de la guerre c'est l'entreprise. Nous faisons de l'immobilier pour l'emploi".

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