Municipales 2020 : quand le monde économique parle au monde politique

 |   |  610  mots
(Crédits : DR)
Si les candidatures tardent à s'officialiser dans les Alpes-Maritimes, les acteurs économiques eux, comptent bien se faire entendre, candidatures déclarées ou pas. Car le moment électoral est souvent le bon moment pour en remettre une couche sur ce que veulent – et ont besoin – les entreprises. Des desiderata compilés dans un Pacte Eco que portent de concert Upe 06 et CCI Nice Côte d'Azur, lancé il y a quelques semaines déjà. Et dont il serait bien que les prétendants au titre de Premier magistrat s'emparent davantage.

Lors du précédent scrutin - en 2014 - ils étaient 109 exactement à avoir signé le Pacte Eco 06. Une initiative, déjà menée conjointement par la Chambre de commerce et d'industrie Nice Côte d'Azur et l'Upe06, pour faire entendre d'une seule et même voix, les besoins des entrepreneurs.

Six ans plus tard, rebelote. Présenté en octobre dernier, le Pacte Eco 06 nouvelle mouture s'engage sur 6 axes considérés comme étant prioritaires pour un développement équilibré et pérenne du territoire. Il est bien sûr question de logement, d'emploi et de formation, mais aussi de marketing territorial, de soutien aux zones d'activités économiques, de lutte contre l'hyper densité des surfaces commerciales, de dialogue primordial avec les entreprises pour tout projet d'aménagement, de mobilité et de parti pris dans la transformation de l'industrie pour la faire muter vers l'industrie du futur.

Dialoguer, dialoguer, il en restera toujours quelque chose...

Autant de thèmes qui sont au cœur de l'économie départementale. L'idée de ce Pacte est bien de sensibiliser, de faire passer des messages - il y en a apparemment besoin - sur des problématiques qui ne seraient pas suffisamment prises en compte par les élus. Comme par exemple la question de dialogue nécessaire en amont avec les entreprises dès qu'un projet d'aménagement est envisagé afin d'affiner celui-ci en fonction du quotidien et des contraintes des PME. Même esprit pour ce qui concerne les logements, sans doute une thématique traitée de façon très disparate selon les commues. La formation, plus précisément l'apprentissage, est un appel de bons vœux, sachant que le Campus dédié, porté par la CCI,  sera bientôt une réalité (installé au sein de l'Eco-Vallée) et que choisir ce mode de formation contribue par ricochet à tout le territoire. La mobilité, véritable point noir, est une autre des préoccupations des entreprises qui aimeraient beaucoup que là aussi, les projets d'aménagement tiennent compte de l'accessibilité, du stationnement et des facilités de livraison qui leur sont nécessaires.

Est aussi vivement encouragé, dans un autre domaine, le soutien à l'institut 3IA, porté par l'Université Côte d'azur et l'INRIA et qui promet de distiller, entre autres, des formations pour les professionnels tout en soutenant l'innovation dans les entreprises.

Parfait sur le papier... mais en réalité ?

Bref, un monde (presque) parfait. Reste que l'idée c'est bien de suggérer en amont de la définition précise des programmes des candidats plutôt que de regretter après la non prise en compte des desiderata du monde économique. On imagine que sur certains sujets, comme le tourisme durable, l'attractivité du centre-ville, le redynamisation du cœur de ville, le soutien à la Ligne Nouvelle Provence Côte d'Azur, il n'est pas trop difficile de faire le consensus.

Reste maintenant à passer à l'action. C'est-à-dire à ce que les candidats s'engagent sur ce Pacte Eco. Depuis quelques semaines, ils sont un peu plus nombreux à s'être manifestés. Mais le travail de sensibilisation semble payer. "Nous sommes de plus en plus sollicités, notamment pour notre expertise en terme d'analyses et d'études qui peuvent parfois étoffer un projet. Nos études sont réalisées en toute indépendance, ce sont des éléments factuels d'analyse et d'impact économique", indique Jean-Pierre Savarino, le président de la Chambre consulaire. Une CCI, associée à l'Upe06, qui a mis en avant les sujets d'industrie, de commerce, de services... Vaste panel. L'objectif est que 70 % des candidats aux municipales signent ce Pacte. Une preuve de bonne volonté qui serait appréciée...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 22/01/2020 à 9:35 :
C'est plus sain, déjà, que de lui faire des chèques, ou de lui donner des valises ou bien de lui faire des cadeaux divers et variés...

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :