Le Wagon Marseille conforte sa stratégie et s'oriente vers le BtoB

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(Crédits : DR)
Avec ses modules courts et intensifs, l'école de formation au codage informatique implantée dans la Cité phocéenne depuis 5 ans, valide un business modèle qui lui a fait s'adresser prioritairement au segment BtoC. Mais la tech étant un sujet primordial pour certaines entreprises, celles-ci viennent aussi y trouver des compétences et des expertises. Ce qui ouvre d'autres perspectives de développement.

C'est devenu une sorte d'or noir. Coder n'est plus le phénomène de mode qu'il a pu être il y a quelques années. A la fois parce que les nouvelles technologies sont belles et bien entrées dans le quotidien et que - effet collatéral - les besoins se font importants.

Né en 2013, c'est en 2015 que le Wagon s'installe sur le sol marseillais avec la volonté de créer un hub allant de Montpellier à Monaco, piloté par Mathieu Bonfils qui y déploie la philosophie maison : une formation courte de 9 semaines, mais une formation intensive dont le but est bien de permettre d'acquérir toutes les compétences pour pouvoir accéder rapidement au marché de l'emploi. "Nous nous sommes rendus compte rapidement que ce format rapide plaisait à des salariés en reconversion, qui n'avaient ni l'envie, ni le temps de consacrer des années à leur formation. Cela a attiré aussi les étudiants, soucieux de développer une nouvelle compétence, et qui considèrent le code comme un passage obligé pour intégrer une startup. Sans oublier ceux désireux de se lancer en freelance", explique Mathieu Bonfils. Voilà pour le contexte.

Pas le code pour le code

Vient donc la méthode, qui évidemment se veut différenciante. "Une formation concentrée beaucoup sur la pratique", dit Donia Joly, Corporate Training Manager au sein de l'école marseillaise. Et qui se fait en binôme, "pour échanger et parce que c'est une pratique courante chez les développeurs". Egalement "très tournée vers le produit. Nous n'enseignons pas le code pour le code mais pour créer véritablement des applications".

Mais dans un marché où les acteurs sont pléthores, qu'est-ce qui distingue Le Wagon ? "Nous sommes un réseau international, tous nos étudiants qu'ils soient à Berlin, Londres ou Marseille ont accès à la même plateforme, qui leur permet de continuer à se former. Notre contenu pédagogique est régulièrement adapté, modifié et nous possédons un large réseau d'employeurs", détaille Mathieu Bonfils.

Contribuer au développement de la tech

Cinq ans après sa naissance à Marseille, Le Wagon dit son ambition, celle "de contribuer au développement de la tech dans les grandes villes". Le partenariat lié avec Kedge Business School participe à cette volonté. "Nous apportons une brique technologique" à leur enseignement. En cinq ans, "nous avons évolué en prenant le meilleur".

Mais en cinq ans, le contexte, le marché aussi, ont évolué tout autant. Ce qui se mesure par l'arrivée de nouveaux profils de personnes désireuses d'apprendre à coder. Il s'agit de reconversion professionnelle de gérant d'auto-école, de maçon, de juriste, d'infirmière... "Nous avons également des profils voulant acquérir une compétence additionnelle pour évoluer dans des métiers qui demandant une compréhension un peu plus technique".

Contribuer au développement de la tech, cela signifie continuer de faire évoluer les programmes. Un nouveau module propose ainsi des cours du soir, permettant de cibler les salariés dont le rythme de travail ou l'emploi du temps ne leur donnent pas l'opportunité de se former en journée. "Il s'agit d'une catégorie de personnes désireuse de changer de métier mais qui ne veut pas s'aventurer dans un nouveau poste sans être armés pour assumer ce changement", souligne Donia Joly.

Augmenter les compétences

"Nous étions tournés vers le BtoC, nous intéressons beaucoup le BtoB", ajoute Mathieu Bonfils. Car les entreprises ont, elles aussi, identifié le niveau de compétences enseignées et pour celles "voulant faire de la tech de qualité", Le Wagon apparaît être la bonne adresse. "Nos formations peuvent accompagner efficacement les collaborateurs, les aider à réinventer des produits ou des tâches, enseigner de nouvelles méthodes, de nouveaux outils et un nouvel état d'esprit". A venir, un programme de reskilling complet. "Le Wagon est devenu une marque employeur", résume Mathieu Bonfils. Une marque sur les bons rails.

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