La Fondation de Marseille s'affirme comme levier de développement du territoire

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(Crédits : DR)
Née pour soutenir les projets existants dans la cité phocéenne ayant besoin du coup de pouce complémentaire qui permet de franchir une étape, la fondation portée sur les fonts baptismaux en février dernier par quatre entrepreneurs, s'inscrit tout autant dans la réponse aux besoins créés par le Covid-19. Où il est question de maintien du tissu local, de création d'emploi, de liens à nouer le plus intelligemment possible… Au moment même où la proximité apparaît comme l'élément central de la crise actuelle.

L'idée de départ était bien d'être ce coup de pouce nécessaire aux projets ayant besoin de l'encouragement financier qui fait du bien. Née de la réflexion et de la volonté de quatre entrepreneurs aux horizons et parcours divers - la pluralité à toujours des vertus - la Fondation de Marseille porte les valeurs du mécénat et de la philanthropie comme effet de levier, effet trop souvent méconnu mais pourtant bien réel quand on sait correctement l'utiliser.

Aux manettes présidentielles, Fabrice Necas, connaît parfaitement le sujet. Le directeur général d'Only Pro Group, agence artistique consacrée à l'industrie de la musique, a lui-même créé Provence Mécénat voici deux ans avec cette volonté de servir le territoire, d'aider à son développement et par voie de conséquence à son rayonnement, dans tous les sens du terme. C'est une rencontre, humaine évidemment, qui va poser les prémices de la Fondation de Marseille, "version 4.0 de Provence Mécénat", résume Fabrice Necas.

Le fabuleux effet de levier

Portée sur les fonds baptismaux par Fabrice Alimi, Christophe Baralotto, Cyril Zimmerman et donc Fabrice Necas, la Fondation de Marseille, abritée par la Fondation de France déploie sa vision d'un outil caritatif qui joue collectif, partant du principe que l'addition de bonnes initiatives constitue un véritable effet de levier. Selon le principe que 1+1 = 3. "Il n'y a pas de concurrence dans le caritatif. Cependant, réunir les forces a un effet levier important. Un canal unique peut avoir plus de portée que plusieurs canaux dispersés".

Fondée par des entrepreneurs, la Fondation de Marseille s'adresse aux entrepreneurs, appelés à contribuer à la bonne cause. "Nous conservons notre philosophie qui consiste à s'appuyer sur les entrepreneurs du territoire pour aider les plus démunis dans l'accès à l'emploi et à la formation notamment". Et de rappeler que le décrochage social s'évite aussi par l'accès à la culture, sous toutes ses formes... L'idée majeure est de "faire en sorte que toutes les ressources financières,  humaines, techniques soient mises au service du territoire. Car si le territoire va bien, c'est l'ensemble de ses composantes qui vont bien et il ne faut pas négliger l'impact psychologique que produit un territoire qui va bien". Soutenir un projet existant - qui est pour l'heure l'axe choisi par la Fondation - c'est favoriser l'effet démultiplicateur. "Une main tendue peut changer une vie", rappelle Fabrice Necas qui croit fermement à la valeur de l'effet d'entraînement.

Solidarité, valeur cardinale

C'est exactement sur cet effet qu'il compte pour porter la toute première initiative de la fondation, baptisée #MarseilleSolidaire. L'objectif de l'opération est de permettre la distribution par la Métropole Aix-Marseille Provence de 80 000 paniers dans les quartiers de la Cité phocéenne qui en ont besoin. Si l'institution apporte sa contribution financière pour la partie alimentaire, c'est la logistique que #MarseilleSolidaire va permettre de financer. Les quatre fondateurs apportent ensemble un financement de 15 000 euros, 15 000 euros supplémentaires étant attendus de l'appel aux entrepreneurs du territoire. Une première initiative qui présente la particularité de faire en sorte que ce qui est récolté sur le territoire finance l'opération dédiée à ce même territoire. Ce qui du coup, casse les codes de fonctionnement habituel de la Fondation de France. Evidemment c'est pour la bonne cause. Ce qui rejoint le mantra de la Fondation de Marseille : "donner les codes, casser les codes". A comprendre comme l'importance de donner l'accès à l'éducation, à la culture mais aussi de ne pas craindre de bousculer les ordres pré-établis, d'éviter l'auto-censure, de contrer les idées préconçues.

"Notre volonté est d'aider les projets entreprenariaux existants, sans prise de participation au capital. Notre mission est de montrer que c'est possible. De soutenir ceux qui font et de soutenir ce qu'il manque. Pour l'heure nous ne sommes pas opérateurs, nous le deviendrons lorsque nous aurons les ressources pour cela", explique Fabrice Necas. Qui répète bien que le but premier est "de créer des liens entre tout ce qui existe" de complémentaire sur le territoire. "C'est cela qui permet de concrétiser et pérenniser les actions engagées. Nous croyons fortement au mécénat de proximité".

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Commentaires
a écrit le 17/04/2020 à 14:33 :
L'histoire nous a montré que les déviants sont les acteurs du changement... s'ils restent ouverts dans le temps !
Aujourd'hui, bravo pour cette belle initiative !

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