Covid Résistance, INCA et l'indispensable accompagnement du dirigeant

 |   |  890  mots
(Crédits : DR)
Déployé pour aider les entreprises et les associations de moins de 20 salariés, doté de 20 M€ pour l'ensemble de Provence Alpes Côte d'Azur, c'est le réseau Initiative qui dans le Sud, en a le pilotage opérationnel. Où il n'est pas question que de financement mais aussi beaucoup d'aide en matière stratégique, voire psychologique, comme l'expliquent Initiative Nice Côte d'Azur et sa présidente, Valérie Ammirati.

Depuis la mi-avril, c'est ce fonds qui est la soupape financière pour les entreprises et associations de moins de 20 salariés. Voulu par la Région Sud, accompagnée par la Banque des Territoires, Covid Résistance est surtout aux mains opérationnelles du réseau Initiative, présent sur le territoire via 19 implantations, en proximité, ce qui est évidemment la plus-value du réseau.

Sur le territoire de la Métropole niçoise et Pays de Paillon, c'est Initiative Nice Côte d'Azur qui est à la manœuvre. Un exercice que la plateforme azuréenne connaît bien puisque le financement des entreprises, c'est bien son quotidien et son savoir-faire. Sauf que, comme le souligne sa présidente, Valérie Ammirati, il s'agit habituellement de création ou de reprise d'entreprises. Or aujourd'hui ce sont des entreprises en souffrance, en difficulté, qui sollicitent une aide sonnante et trébuchante. Et les critères de sélection sont drastiques. Une obligation pour atteindre un objectif clair : aider le maximum de structures et faire en sorte que celles déstabilisées par la crise économique survivent.

Couvrir les besoins

"Les critères sont stricts", dit Valérie Ammirati, mais c'est pour la bonne cause. Et le critère numéro 1, c'est l'origine des difficultés rencontrées par l'entreprise, à savoir les conséquences du Covid-19. Ce qui de fait, élimine celles qui viendraient chercher un financement pour passer un cap difficile mais qui n'aurait pas de lien avec les conséquences provoquées par le coronavirus. Sur ce point d'ailleurs, Valérie Ammirati est ferme. "Avec ce premier critère, je crois que nous devons être des ayatollah".

Ce qui ne veut pas dire qu'il est facile de dire non à un entrepreneur. Lequel, parfois, peut avoir déjà bénéficié d'une aide financière venue d'un autre fonds spécifique Covid-19. Il n'est alors pas logique, pour la présidente d'Initiative Nice Côte d'Azur, qu'il y ait accumulation. Car encore une fois, le but est avant tout de servir le maximum d'entreprises et les fonds étant limités, il serait malvenu qu'une entreprise ne puisse avoir accès à un financement quand une autre en aurait bénéficié de plusieurs.

A ceux auxquels une réponse négative est faite, "nous leur expliquons aussi que ce n'est pas un manque de confiance en leur capacité à réussir à surmonter leur difficulté qui nous pousse à leur dire non, mais que nous considérons au contraire que,...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :