Face à la crise, quelle stratégie pour Kedge Business School ?

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(Crédits : DR)
Pour limiter les dégâts liés à l’épidémie de coronavirus, l’école de commerce dont un campus se trouve à Marseille a dû digitaliser son offre. Elle mise aussi sur le recours accru à l’apprentissage faciliter la vie de ses étudiants. Une gestion du présent qui, associée à l’absence de directeur général, rend difficile la mise en place d’une stratégie de long terme.

"Faire en sorte que la crise ait le moins d'impact possible". Voilà tout l'enjeu pour 2021, tel que le résume Céline Claverie, secrétaire générale de Kedge Business School.

Il s'agit d'abord de pallier la baisse de ressources de ses étudiants éventuellement privés d'emploi, mais aussi de faciliter leur insertion professionnelle à l'heure où les entreprises risquent d'avoir des difficultés à embaucher de manière pérenne. D'où la volonté de l'école de doubler le nombre d'alternants l'an prochain, avec 500 places supplémentaires dès la rentrée. "Nous avons entamé ce travail avec le tissu d'entreprises : des TPE, des PME et des grands groupes. Une grande partie du travail est réalisé mais il faut que les entreprises confirment", lorsque celles-ci y verront un peu plus clair dans un contexte global incertain.

Préserver l'expérience campus

Il a aussi fallut préserver l'expérience campus malgré le confinement, car c'est cela "que viennent chercher les étudiants", ce sur quoi une école de commerce doit se différencier. Une expérience qu'il a fallu digitaliser en un temps record, accélérant les projets d'une offre de formation combinant présentiel et distanciel. Et ces nouveaux modes de travail impliquent des évolutions pédagogiques, laissant une plus grande place à l'horizontalité entre apprenants et enseignants, avec par exemple "des classes inversées, du travail en collectif..." Des évolutions déjà à l'œuvre avant l'épidémie, mais là aussi accélérées. "C'est un chantier pour demain".

Mais l'expérience campus va au-delà des cours. La vie associative y occupe une part très importante, elle a donc elle aussi été dématérialisée. Même chose pour l'accompagnement des étudiants entrepreneurs. "C'était peut-être une de nos plus grosse craintes mais en quelques jours, nous avons su réinventer les modalités d'accompagnement". Des pratiques dont il devrait rester des traces, même si l'école ne nourrit pas de projet particulier sur ce volet. "Nous ne prévoyons pas de projet sur ce point, ni l'ouverture d'un nouvel incubateur. Nous poursuivons notre politique de partenariats".

Une stratégie de court terme

Pas d'évolution du côté des campus, l'école souhaitant pour l'heure se concentrer sur ceux dont elle dispose à Marseille, Bordeaux, Paris, mais aussi sur ceux portés avec des partenaires étrangers, en Asie et en Afrique.

A Marseille, les travaux d'extension du campus...

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