Taxe régionale : Monteil dit non, Estrosi aussi

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(Crédits : reuters.com)
C'est le nouvel impôt qui fâche les chefs d'entreprises et le président du Medef PACA notamment qui demande au président de la Région de ne pas l'instaurer. Lequel a déjà dit son opposition.

La période est peut-être estivale mais les sujets qui agacent les entrepreneurs ne font pas de pause. Dernier sujet en date, l'instauration d'une "taxe spéciale d'équipement régional" décidée par le gouvernement et l'Association des Régions de France (ARF). De quoi provoquer l'ire des chefs d'entreprises. En PACA, le président du Medef ne décolère pas. "Comme si l'édredon fiscal n'était pas suffisamment épais, l'exécutif et l'ARF se sont entendus pour créer un nouvel impôt adossé à la cotisation foncière des entreprises adopté en catimini et qui devait être intégré au projet de loi de finances pour 2017 (à l'examen au Parlement cet automne)", s'énerve Jean-Luc Monteil

Non c'est non

Le sujet a déjà largement été commenté par Xavier Bertrand, le président des Hauts de France qui est monté au créneau médiatique menaçant de quitter les rangs de l'ARF.

"Les entreprises supportent déjà près de 50 % des recettes fiscales des collectivités locales, le législateur comme les présidents de Région seraient bien inspirés de revenir instamment sur cette nouvelle taxe, décidée sans aucune concertation et qui apparaît comme un non-sens économique alors que notre taux de chômage peine à se contracter", poursuit Jean-Luc Monteil qui a envoyé un courrier en ce sens à Christian Estrosi, demandant au président de la Région de "ne pas donner suite à une nouvelle taxe locale qui serait ressentie par les chefs d'entreprises régionaux comme une attaque directe". Lequel Président a déjà dit que même s'il "mesure l'urgence financière de nos collectivités et tout particulièrement de nos régions, rien ne saurait justifier que l'on présente, une fois de plus, l'addition aux Français. Je ne peux me résoudre à un double discours schizophrène : combattre les hausses d'impôts d'un côté et me taire de l'autre au prétexte que ma collectivité en bénéficierait".

Millefeuille trop bon ?

Il semblerait donc que les deux présidents s'accordent sur le non à opposer à ce nouvel impôt dont le gouvernement a promis qu'il permettrait aux régions de disposer d'une recette supplémentaire de 600 M€ par an.

Et Jean-Luc Monteil de rajouter que "bien que la France n'ait pas l'apanage de l'inflation réglementaire et fiscale, notre pays gagnerait néanmoins à se débarrasser une bonne fois pour toute d'une addiction nocive pour la santé de ses entreprises en s'inspirant, par exemple, du modèle britannique du "one in, two out", procédé permettant d'alléger drastiquement le fardeau réglementaire en supprimant deux normes lorsqu'une nouvelle est créée. Le choc de simplification, malgré des avancées sensibles ces deux dernières années, n'a pour lors pas été à la hauteur des attentes ni des entrepreneurs ni des citoyens dans leur ensemble. Le millefeuille a donc encore de beaux jours devant lui..." Et il est, pour les chefs d'entreprises, apparemment toujours aussi indigeste.

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