Fin Track, une plateforme de notation pour la finance

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(Crédits : Reuters)
Romain Amido et Adrien Tichoux ont lancé en septembre dernier une plateforme d’évaluation d’un genre nouveau avec pour objet d’évaluer et de comparer les partenaires financiers afin de permettre aux entreprises de trouver le prestataire le plus adapté à leur projet.

C'est une nouvelle venue dans le monde émergent des fintechs et ses dirigeants ont fait le pari de l'implanter non pas à Paris, mais sur le territoire marseillais. Fin Track a pour objet de comparer et de trouver le partenaire financier le plus adapté aux projets des entreprises. On se situe donc ici sur le BtoB, avec une ambition d'emblée affichée : "devenir la première plateforme référencée de comparaison et d'évaluation des services financiers professionnels... En quelque sorte, le Trip Advisor de la finance", explique Romain Amido, l'un des deux fondateurs avec Adrien Tichoux. L'idée, on l'aura compris, étant de mettre en concurrence ces différents prestataires. Mais outre ceci, Fin Track propose également deux autres services, le change de devises et l'affacturage. Une offre globale qui constitue sa principale valeur ajoutée dans un secteur qui commence peu ou proue à se structurer.

Des fintechs demandeuses

Pour les accompagner sur la version bêta de la plateforme, une vingtaine de sociétés ont répondu présent et bien voulu se prêter au jeu du test. "Ces décideurs nous ont aidé à peaufiner notre produit. En juin dernier, nous avons eu un retour positif de la part des fintechs et des banques. Nous sommes donc en train de préparer et de valider des partenariats avec ces dernières, notamment avec certaines fintechs. Celles-ci solliciteraient leurs clients afin de les diriger sur notre plateforme". Il faut savoir que ces acteurs émergents, conjuguant services financiers et haute technologie numérique, ont grandement besoin de ce type d'évaluation pour gagner la confiance de leurs prospects. Car souvent, dans l'esprit de ces derniers, une grande banque apparaît comme rassurante. Plus en tout cas qu'une startup... "En France, nous avons une culture de l'argent particulière. A cela, il faut ajouter la peur du changement, qui constitue un indéniable frein. Le fait que nous axions notre plateforme sur le retour d'utilisation devrait permettre de faire évoluer les choses". Toutefois, outre les fintechs, les banques aussi ont signalé leur envie de tester les services de Fin Track.

Une volonté d'internationalisation

Ainsi, le but est bien de devenir un acteur incontournable du net dans la recherche de services financiers. Pour se rémunérer, Fin Track mise sur la publicité, mais aussi sur une facturation relative à la mise en relation, puisqu'il s'agit ni plus ni moins de courtage 2.0. La stratégie de déploiement est quant à elle tournée pour l'heure vers le national, avec une volonté à moyen terme de conquérir le marché européen. Pour étoffer son offre, enfin, la start-up lancera bientôt trois nouvelles lignes de produits, actuellement en cours de préparation.

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Commentaires
a écrit le 11/11/2016 à 19:10 :
Délester les entreprises des tâches qui s'inscrivent comme parasitaires et dont le coût peut être abaissé par une gestion regroupée et spécialisée au sein de spécialistes. Un processus largement entamé dans les administrations et qui trouve une ramification en entreprise. Voilà le sens de l'économie intelligente.

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