La croissance cousue main d'Unabella

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Unabella veut s'installer sur le marché de niche des vêtements sculptants
Unabella veut s'installer sur le marché de niche des vêtements sculptants (Crédits : DR)
Créée à Marseille par Laurence Dupin, professionnelle du monde du textile, la marque de prêt-à-porter vise le segment de marché, inexploité en France, de la lingerie et des vêtements sculptants.

Laurence Dupin, spécialiste de la mode et du textile ayant autrefois officié au sein de la maison Daniel Hechter, vient de lancer sa première gamme de prêt-à-porter. Son nom : Unabella. Et son signe particulier la différencie de tout ce que l'on peut trouver actuellement sur le marché. Il s'agit en effet de vêtements à la fois sculptants et raffinés. "J'ai travaillé quelques années aux Etats-Unis, où l'on trouve des produits possédants ces propriétés. Au détail près que ce sont des pièces basiques, sans grande recherche esthétique. Revenue en France, je me suis aperçue qu'il n'existait rien de tel. Et qu'il y avait quelque chose à tenter".

La clé de la spécificité d'Unabella passe principalement par l'exploitation d'un textile innovant, sur laquelle Laurence Dupin a négocié afin de verrouiller toute concurrence.

"Nous nous sommes adressés au leader européen du tissu bi-élastique, basé en France. Il nous a présenté une matière première initialement conçue pour réaliser des vêtements de sport. Nous avons conclu avec lui une exclusivité mondiale. Ce qui lui a plu c'est le caractère ambitieux de notre projet : nous avons la volonté de nous imposer rapidement sur le marché international. Nous nous focalisons sur l'Europe en 2017, avec des agents déjà présents en Angleterre, en Belgique, en France, en Hollande, en Allemagne, en Russie ainsi qu'au Moyen-Orient. Nous avons engagé également des pourparlers en Scandinavie, et comptons également toucher cette même année l'Espagne et l'Italie. Puis après avoir consolidé notre présence en Europe, nous irons en 2018 et 2019 sur le marché américain. Avant d'envisager plus tard l'Asie et l'Australie".

UnaShape - le nom donné à ladite matière - est donc née...

Pour la saison d'été, une ligne de maillots

Dans cette optique d'internationalisation outre-Atlantique, les vêtements d'Unabella se déclinent sur trois collections, désignées par Irina Sapronova-Falguières, une ancienne des Maisons Lejaby et Nina Ricci et prenant vie sous les doigts de la modéliste Nicole Boés, qui a fait ses armes chez Dior, Lagerfeld et Galliano. Il y a tout d'abord Essentielle, entrée de gamme concentrant de gros volumes en termes de production, allant de la taille 36 à la 52. Atelier, ensuite, se définit par son esprit couture, et des pièces plus raffinées encore. La dernière porte enfin le nom de Trendy et propose des vêtements faciles à porter au quotidien. Outre UnaShape, le choix des matières premières utilisé reste scrupuleux. "Nous avons par exemple opté pour une dentelle de Calais d'exception, nommée Leavers. Seuls deux ateliers de broderie au monde la fabriquent encore..." Pour l'heure, la production s'est amorcée, avec 15 000 pièces lancées cette année, toutes lignes confondues. Elles seront distribuées principalement sur un réseau de boutiques multimarques, de "department stores" plutôt positionnées sur le haut-de-gamme. Mais aussi sur l'e-shop de la marque.

Un business model qui permet à Unabella de tabler sur un chiffre d'affaires de 600 000 € en 2017, de 1,6 M€ en 2018 et de 3 M€ en 2019. Cette croissance se fera à la faveur d'un certain nombre de leviers : la conquête de nouveaux territoires à l'international bien sûr, mais aussi une multiplication de ses collections. "Nous sommes en train de travailler sur une gamme un peu plus épurée, avec des découpes laser. Elle intégrera la collection printemps-été 2018". Mais avant cela, il faudra penser à l'été prochain : "nous allons également investir le segment du maillot de bain sculptant, qui a également un énorme potentiel. Puis nous développerons plus tard une ligne sport, alliant dentelle lycra et Unashape... et, pourquoi pas, une autre dédiée au mariage". Bref, les projets ne manquent pas. Conjugués au caractère exclusif de l'exploitation d'Unashape, ils sculpteront une croissance à l'avantage de la jeune marque de P-A-P made in Marseille.

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