Comment Arkopharma peaufine sa politique RSE

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(Crédits : DR)
Spécialisé en médecine naturelle, le laboratoire pharmaceutique implanté à Carros dit prendre naturellement en compte les dimensions environnementales qu'implique son activité. Mais pour répondre au marché, il faut innover. Et ce n'est pas que technique.

Faire de la RSE quand on est un axé sur la médecine naturelle, c'est un peu comme Monsieur Jourdain et la prose. Sauf que quand on est positionné sur un marché mondial, évidemment concurrentiel, tout cela s'anticipe : question d'offre au consommateur et de parts de marché.

C'est exactement ce que dit David Frappart, le directeur marketing global du laboratoire : il s'agit d'une "cohérence, indispensable à la mission de l'entreprise. Il s'agit de faire de la médecine naturelle, la médecine de demain".

Sur ce créneau, c'est la médication de première intention qui est visée, c'est-à-dire les pathologies du quotidien (sommeil, rhume...), ce qui est la cible d'Arkopharma.

Valeurs égales

Déjà tournée vers le biologique, l'ETI azuréenne - désormais appartenant à Montagu Private Equity - doit son virage plus fort pris vers la naturalité à l'arrivée aux manettes de Jacques Chevallet. Ou plutôt devrait-on dire le retour, le nouveau président ayant assuré déjà dans le passé la direction marketing de celle qui était alors encore une entreprise familiale.

Pour rappel, 17 M€ ont été investis en deux ans sur le site de Carros, 60 % du montant étant dédié à l'outil industriel. Labellisé ISO 22 000, ISO 13485 et BPF (pour Bonnes pratiques de fabrication certificat délivré par l'agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé), les nouvelles technologies permettant une meilleure extraction ont notamment été favorisées.

Et sur ce créneau c'est avec l'Université d'Avignon qu'a été développé un procédé d'extraction à ultrasons impulsant des micro-bulles capables de créer des implosions au contact de la plante et d'absorber ainsi les actifs. "Ce procédé permet de doubler la concentration en actifs", explique David Frappart. Baptisée Ultraextract, il a généré un investissement de 1,5 M€.

Une innovation qui n'a pas que des conséquences sur le produit lui-même - la gamme Arkofluides -, mais aussi sur l'emballage. Car qui dit concentration dit besoin amoindri en carton et en flaconnage. Et donc des économies.

Apiculture responsable

Dans le même ordre d'idée - celui de pousser les innovations - c'est comme cela qu'a été créé un label d'apiculture responsable, en concertation avec Ecocert. Affirmant être leader en France et en Espagne sur le marché de la gelée royale via les gammes Arkorela et Arkoroyal, le laboratoire azuréen dispose de ses propres ruches, installées en Mongolie intérieure et pour lesquelles l'ETI s'est engagée à ne pas utiliser de pesticides, à contrôler l'eau, l'air et le sol sur une zone de 20 km2 autour du site. "Nous avons la gelée royale la plus pure du marché", affirme David Frappart qui justifie le choix de la Mongolie intérieure pour le manque de capacité de production suffisante en France. Et qui explique que l'une des forces d'Arkopharma réside dans sa capacité à posséder en interne des compétences qui permettent d'activer la stratégie. "Nous maîtrisons et internalisons la chaîne de valeur". Récompensée par un trophée RSE, décerné par le syndicat Les entreprises du médicament, Arkopharma va poursuivre sa stratégie d'innovation. "2018 ne devrait pas être en reste", promet David Frappart. L'ETI emploie 1 400 collaborateurs et réalise un chiffre d'affaires de 205 M€ dont 44 % à l'international.

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