La nouvelle offensive d’Alcinéo

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(Crédits : DR)
La PME créée en 2007 à La Ciotat conçoit des logiciels de paiement embarqués. La ligne directrice de ses solutions, innovantes par essence : la modularité. De fait, elles s’adaptent à toutes catégories de plateformes ou environnements, la clé pour investir de nombreux marchés.

C'est l'offre spécifique qu'Alcinéo promeut depuis quelques mois : la PME, sise à La Ciotat a en effet développé en 2016,  en partenariat avec l'entreprise Trustonic, une solution mobile permettant aux commerçants d'accepter les paiements sans contact, en utilisant leur smartphone ou leur tablette comme un terminal de paiement, ceci sans aucun add-on. Concrètement, "les microkernels MCL (Mastercard) et PayWave (Visa) sont situés à l'intérieur de l'appareil mobile", explique Christelle Carbonnel, responsable commercial et marketing d'Alcinéo. La transaction sans contact est traitée avec le même niveau de sécurité que lors d'un paiement à un point de vente compatible sans contact, les données de compte sensibles du titulaire de carte se trouvant donc protégées.

Une solution qui cible plutôt les petits commerçants indépendants, notamment les itinérants. L'entreprise provençale ne démarche toutefois pas directement ces derniers. "Nous développons, puis nous nous tournons ensuite vers des partenaires chargés de commercialiser la solution. Avec une approche différente au national et à l'export. En France, nous travaillons plutôt avec des fournisseurs de services aux marchands, à l'étranger nous collaborons davantage les banques, qui proposent à leurs clients BtoB notre offre comme un service complémentaire". Mais pourquoi avoir attendu aussi longtemps pour commercialiser cette nouvelle solution ? "Jusqu'ici, le marché n'était pas encore prêt. Encore aujourd'hui, il faut vaincre les réticences sur l'aspect sécurité". Un impératif se pose donc : évangéliser. Mais le message passe : pour l'heure, cette nouvelle solution pourrait séduire "cinq prospects très avancés", en France, en Russie, en Amérique du Nord, en Angleterre et au Brésil. "Sur ce dernier pays, tout un marché pourrait s'ouvrir dans le domaine de la dématérialisation des tickets restaurants, en utilisant notre technologie".

Une offre modulaire

Bref, une nouvelle offre synthétisant quelque part les trois activités de l'entreprise, qui mise sur la R&D pour demeurer à la pointe dans son secteur. Elle consacre pas moins de 60 % de son chiffre d'affaires à ce poste et y affecte une douzaine de collaborateurs sur les 25 comptés entre ses murs. Pour mémoire, son cœur de métier, c'est le développement de logiciels de paiements embarqués dans les terminaux de paiements électroniques. Mais Alcinéo se positionne aussi sur l'aspect sécurité. "A chaque transaction, des données ultrasensibles sont transmises de la banque du client à celle du marchand : date d'expiration, limite d'argent à ne pas dépasser...  Nous associons donc nos offres de paiement avec des solutions de sécurité logique", poursuit Christelle Carbonnel. La dernière activité enfin, consiste en la gestion des terminaux des clients d'Alcinéo.

Une clientèle en grande partie étrangère, le chiffre d'affaires étant réalisé à 95 % à l'export. "Nous ne sommes pas trop représentés en France, les principaux terminalistes de l'Hexagone passent par Ingenico, qui dispose de ses propres équipes pour développer ses kernels". La PME s'est en revanche imposée sur les cinq continents, notamment aux Etats-Unis et dans certains pays d'Europe, Suède, Danemark et Italie en chefs de file. Toutefois la concurrence est aujourd'hui féroce. "Ce n'était pas le cas il y a deux ans, mais de nombreuses entreprises se sont positionnées depuis sur ce créneau, en proposant une offre globale". Cependant, Alcinéo compte sur ce qui fait sa valeur ajoutée : "nous proposons des logiciels de paiement modulaires, s'adaptant  à n'importe quelle plate-forme ou environnement. Nos kernels peuvent ainsi traiter toutes les catégories de paiement". Un atout qui lui permet d'investir de nombreux champs applicatifs, outre le commerce : transport urbain, kiosques, parking, parcmètres, ATR...  Ce qui semble lui réussir, puisque la PME, en croissance régulière depuis sa création, affiche encore en 2017 une hausse de son chiffre d'affaires de l'ordre de 15 %.

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